Le Liuto forte, une révolution ?

Instruments anciens, luths, théorbe, vihuela, guitare renaissance et guitare baroque.
frédéric
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar frédéric » mar. 03 novembre 2015, 18:56

Et pour jouer Koyunbaba, je ne vous raconte pas ! C'est autre chose qu'à la guitare ...

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Elisabeth Calvet
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar Elisabeth Calvet » mar. 03 novembre 2015, 22:26

Sais pas, je ne connais pas Koyunbaba, mais j'ai l'impression que l'instrument vraiment polyvalent, c'est l'archiluth.
C'est celui qui a la plus grande étendue...
Si j'avais plein de sous, je tenterais peut-être, pas spécialement pour son répertoire, mais pour ses possibilités.

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Elisabeth Calvet
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar Elisabeth Calvet » mar. 03 novembre 2015, 22:37

Ah, ben oui, je viens d'écouter, c'est très joli !

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tempo
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar tempo » mer. 04 novembre 2015, 01:27

bonsoir,
comme j'écoute des disques joués aux luths, archiluths etc .. infiniment plus souvent que des disques de guitare j'avais été intéressé par le site en question déjà il y a pas mal de temps, mais les prix et leur mode de distribution est effectivement rédhibitoire

je devrais faire le saut vers ces instruments mais je pense que la difficulté ne se résume pas à une simple adaptation : ce sont des instruments vraiment très différents de la guitare. Par ailleurs ne jouant pas en public, la puissance que vous dites limitée de la guitare n'est pas un problème pour moi, au contraire, et j'ai donc été tenté par ces "horreurs" que sont les guitare-luth. Dans une boutique du coin j'en ai pris une, dans les 300 € et si je la garde, parce que c'est très joli dans l'entrée et que mes tout petiots de petits-fils semblent en être fascinés, c'est aussi que de temps à autre ça fait tout simplement plaisir de jouer quelques pièces avec elle. Des Carulli, des choses simples, ça sonne très intime, agréable le soir à côté d'un feu de cheminée, et j'essaierai l'un de ces jours dans une église du XII° ... pourquoi s'en priver ? je m'accommode de la vérité historique en me disant que cette instrument fait partie de notre histoire contemporaine

mais ce n'est pas une solution : à part le fait que je n'arrive pas à être à l'aise avec la forme arrondie du corps (en contradiction avec mes formes naturelles :mrgreen: ) je n'ai pas réellement envie de m'investir dans la recherche du "bon toucher" avec cet instrument à la sonorité certes sympatique, mais sans la beauté et la richesse de ma Ramirez d'étude. En revanche, je désaccorde quelquefois la guitare d'un ton vers le bas : la sensation (musicale et physique) est assez différente et je ressens comme une réminiscence de l'ancien temps comme on peut le ressentir avec un luth (je suppose, et ce dans une moindre mesure évidemment). De plus comme un certain nombre de pièces anciennes en Solm sont jouées en Lam sur un guitare moderne en raison de son accordage, je me retrouve ... en Solm, c'est tout bon :okok: (expérience tout-à-fait enthousiasmante)

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domi38
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar domi38 » ven. 10 juin 2016, 16:56

Je viens de voir le site de liuto forte. L'idée est intéressante pour un non puriste comme moi, mais c'est dommage qu'ils se croient obligés de "casser" la guitare pour vendre leur sauce.

Etant amoureux des basse (et de la basse) depuis longtemps, ça me donne envie d'une guitare multicordes. Dommage que les guitares 11 cordes (style Heikki Rousu soient des guitares alto en sol.
Burlot de concert, Hirade 7 , basse classique Francisco Del Rey, et pas mal d'autres...électriques!

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Alain Cloutier
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar Alain Cloutier » ven. 10 juin 2016, 17:44

domi38 a écrit : Dommage que les guitares 11 cordes (style Heikki Rousu soient des guitares alto en sol.


Bonjour domi38

Un membre du forum, Alphiar, en a une à vendre de 641 mm accordée en ré mineur.

Ici : viewtopic.php?f=95&t=37428

alainfrédéric
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar alainfrédéric » sam. 13 août 2016, 11:50

Bonjour à toutes et tous,
Je ne crois pas trop dévier du sujet en posant quelques question relatives à l'accordage du luth.

Valéry disait il y a quelques mois:
" Le soit disant souci d'accordage avec les chevilles en bois est un faux problème, c'est juste une question d'avoir des chevilles bien réglées et de s'habituer à la manipulation".

Je suis d'avance convaincu. Quand je vois des vidéos de grands luthistes qui ajustent leur accord entre des pièces, ils n'ont pas l'air de souffrir ni d'hésiter.
Il reste que, étant débutant, et ayant un luth d'étude dont la qualité des chevilles n'est pas garantie (je n'ai pas les moyens d'en juger, pour le son, je suis ravi), je galère quand même (pas toujours, mais des fois c'est un peu décourageant).
C'est pourquoi, avant de maîtriser la chose, bientôt je l'espère, je serais preneur de deux ou trois "trucs" qui me feraient avancer.

Mon luth ne bouge pas plus qu'une guitare, et donc le souci d'accordage n'est pas constant. Mais il faut quand même s'accorder régulièrement, et là, souvent, je suis en galère:
Les chevilles sont trop "dures", j’arrive à peine à les tourner, sauf à les sortir de la pression, mais alors, inversement, quand le les tourne en enfonçant croyant avoir trouvé la justesse, le mouvement que je fais est un peu aléatoire, et le résultat est faux. Donc re-belotte, je desserre, je tourne en enfonçant. Bon, des fois c'est bon tout de suite, d'autres fois c'est vraiment la loterie et je dois multiplier les tentatives.

Je me suis fais l’objection suivante: si elles ne tournent pas et qu'il faut les décoincer à chaque fois, c'est qu'elles sont mal traitées.
Donc je démonte tout, cordes et chevilles (je l'ai fait hier, cela m'a pris 2 heures, démontage, traitement, remontage). Je traite les deux parties en contact avec le cheviller en alternant savon de Marseille et craie (comme on me l'a conseillé), trois ou quatre fois pour chaque cheville. Je remonte les cordes, et là je me rends compte que je n'ai sûrement pas mis assez de craie: ça tourne, mais trop, et pour "bloquer" la cheville, il faut enfoncer avec une force de titan. Je me retrouve donc dans la situation de départ.

Ce matin, ne voulant pas tout démonter pour recommencer, j'ai traité à la craie les chevilles d'un seul côté, le côté extérieur, en les tirant une à une.
L'accord n'est pas stable à l'heure où j'écris, c'est normal je pense, ça va venir.

Mais bon, si vous avez des astuces qui me feraient gagner du temps dans mon apprentissage laborieux, je serais vraiment content de les lire.
Amicalement,
AF

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Elisabeth Calvet
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar Elisabeth Calvet » dim. 14 août 2016, 15:10

Bonjour , Alainfrédéric !
C'est bête, il n'y a pas de recette miracle...
Si ça bloque, ça manque de savon, si ça ne tient pas, ça manque de craie.
Ma basse mi ne tient pas bien, parce que j'ai des pièces avec le mi bécarre et d'autres avec le mi bémol.
Donc, je change souvent, et je devrais rajouter de la craie, je pense.
Mais comme il faut que je change les cordes, je me débrouille comme ça en attendant.
Sinon, à une époque, j'utilisais du savon à chevilles, c'est surtout utilisé par les instrumentistes à cordes frottées.
J'ai lu à plusieurs reprises que c'était déconseillé pour les luths, je ne sais pas pourquoi, je trouvais que ça marchait bien.
Parce qu'avec ça, tu ne mets plus de craie ni de savon, ça remplace les deux.
D'ailleurs, je vais peut-être y revenir.
Bon luth !

P.S. Ah, et aussi, je mets de la mine de crayon (assez gras, style 2b) dans les encoches du sillet, ça permet aux cordes de bien passer, sans à-coup.

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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar alainfrédéric » dim. 14 août 2016, 15:50

Merci de ta réponse, Elisabeth.
Je note qu'il n'y a pas de recette miracle, et je vais sans doute essayer le savon à cheville, pour voir.
Depuis mon message d'hier, mon accord est stabilisé (à peu près), et je rame beaucoup moins qu'avant. c'est donc que le traitement n'a pas été inutile.
J'avais essayé une guitare romantique chez mon luthier parisien (il l'avais en dépôt, elle n'était pas de lui), une copie faite par un luthier allemand je crois, qui avait une sorte de mécanique cachée, très ingénieuse: l’apparence était celle de chevilles basiques, juste plantées sur le cheviller, mais l'accordage était aussi simple et précis que sur une guitare moderne. Je ne sais pas si ce principe est appliqué aux luths, ni surtout quel peut être son coût.
Mais quoi qu'il en soit, je vais m'efforcer de m'accoutumer au réglage des chevilles classiques.
Sur ma vihuela, je n'ai jamais eu de problème: je l'aie depuis 10 mois, et je n'ai jamais eu à traiter les chevilles, qui sont noires (ébène?) et beaucoup plus longues que celles de mon luth. Elles tournent miraculeusement, tout en douceur, et elles se bloquent toutes seules.
Celles de mon luth sont courtes, et d'un autre bois, marron-beige. D'où peut-être les difficultés que je rencontre.
Par contre, je ne comprends ton P.S. Je ne comprends pas de quels a-coups il s'agit: je mets chaque corde dans son "sillon" sur le sillet, et il n'y a pas de souci.
Amicalement à toi,
AF

Alphiar
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar Alphiar » mer. 05 octobre 2016, 20:08

Le liuto forte me semble avoir une démarche de base extrêmement commerciale , même si l'idée était très intéressante ...

Pour ma part j'ai longuement hésité entre l'achat d'un luth baroque historique et d'une guitare 14 cordes Heikki Rousu accordée comme un luth baroque (cordes simples donc).
J' ai opté finalement pour la guitare 14 cordes Heikki Rousu. L'instrument est fascinant , au départ très déstabilisant mais après quelques heures de pratique je commence à maîtriser la bête avec un petit Menuet de Weiss...

une chose est sure c'est que je ne jouerai plus jamais Bach, Weiss et compagnie sur une guitare 6 cordes car c'est juste une pure folie ! avec l'instrument accordé en Ré mineur, on sollicite énormément les cordes à vides et finies les positions de folie, barrés à n'en plus finir de la guitare 6 cordes !
C'est très difficile de faire un choix, car d'un côté l'authenticité du luth historique, mais nécessité de revoir totalement la technique de main droite, ongles courts, et instrument aux sonorités assez plates quand même, et de l'autre côté guitares accordés comme un luth donc plus de puissance , on garde grosso modo sa technique de main droite et on peut attaquer plus en puissance, plus d'expressivité peut être... la question c'est : est ce qu'on veut être efficace ou authentique ?

Certaines pièces de Domenico Scarlatti sont tellement plus majestueuses et grandioses au piano, mais elles ont été écrites pour le clavecin...
C'est en tous les cas une démarche et une recherche passionnante et à chacun de faire son choix.
Dernière édition par Isabelle Frizac le mer. 05 octobre 2016, 20:42, édité 1 fois.
Raison : J' ai " aéré " un peu le texte ! ;-)

haddock
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Re: Le Liuto forte, une révolution ?

Messagepar haddock » ven. 09 décembre 2016, 11:37

Peut-être est-ce spécifique au luth renaissance, mais j'ai lu que la difficulté d'accorder un luth venait du fait de l'accord de tierce placé entre la quatrième et troisième corde (ré-fa# , à la guitare sol-si sur troisième et seconde corde). En effet cette différence pouvait faire sonner faux sur certaines tonalités. Le luthiste devait alors régler la position des frettes pour accorder son luth à la tonalité. (ce qui pourrait expliquer les frettes mobiles du luth).

Je ne suis pas luthiste, aussi je pose la question à nos amis pour confirmer ou infirmer cette affirmation.

Remarque : l'article expliquait que la guitare était également fausse mais que la différence de position de la tierce renvoyait ces "fausseté" très haut dans le manche donc dans un registre pas utilisé.
Gaucher
Amalio Burguet 1A


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