Tablature & - Solfège : le Débat

mathal44

Tablature & - Solfège : le Débat

Message par mathal44 » jeu. 19 avril 2007, 19:45

Bonjour,

Je suis en train de faire mon mémoire de Cefedem sur les tablatures (et donc celles de guitare mais pas que! :D ) et j'ouvre donc un débat contradictoire sur ce sujet.

EDIT: J'ai depuis fini mon mémoire. Je laisse la discussion telle quel mais j'ajoute ici un lien pour le télécharger, lien directement issu du Cefedem :D
http://www.cefedem-ouest.org/telecharge ... Aubron.pdf


Pour alimenter le débat, voici déjà le fruit de mes propres réflexions:

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Avantages :


Nous parlerons de la tablature la plus répandue, à savoir celle qui donne le numéro de la case où il faut appuyer, héritée du modèle de la Renaissance espagnole.

Immédiateté :
La tablature est tout d’abord une écriture morphologique, immédiate, facile d’appropriation. En effet, on visualise tout de suite le manche et ses cordes et donc à quel endroit on va jouer ce qui permet d’obtenir un rendu sans pour autant qu’il y ait nécessité de compréhension de ce qui est joué (noms des notes, des accords, …).

Transposition :
La tablature permet de comprendre mieux le concept de transposition. Tout d’abord mélodiquement, mais aussi au niveau des accords.
Comparons un fragment mélodique ainsi qu’une suite d’accords notés de façon traditionnelle et en tablatures :

(Ex001a - Transposition (mélodie).bmp)
(Ex001b - Transposition (accords).bmp)

Connaissance du manche :
La tablature permet également d’acquérir une connaissance du manche plus rapide. Là où un essai empirique et auditif permet la compréhension qu’une même note peut se jouer à différents endroits du manche (corde et case différentes), une simple observation de la tablature l’englobe

Nouvelles notes :
La tablature résout le problème des nouvelles notes et du « comment joue-t-on cela ? »
Là où chaque nouvelle note nécessite une explication pour savoir comment la jouer, un nouveau chiffre sur la tablature se comprend sans commentaire à partir du moment où l’on sait compter.

(Ex002 - Nouvelles notes.bmp)

Vision et compréhension des intervalles :
Les intervalles sont plus facilement appréciables sur la tablature que sur la portée traditionnelle. En particulier lorsqu’il s’agit d’intervalles altérés ou délimités par des notes altérées.
Cela a à voir avec l’idée de transposition.

Lignes supplémentaires :
Les lignes supplémentaires sont souvent un problème pour le musicien qui lit la musique. Le problème est d’autant plus important pour le guitariste qui dispose d’un ambitus très large (à peu près équivalent au violoncelle) mais qui ne dispose que d’une seule clé pour toutes ces notes. D’aucun diront que cela évite les facéties et problèmes liés de changement de clé, surtout que le guitariste souffre d’une réputation (plus ou moins justifiable) de piètre lecteur.
La tablature permet d’annihiler ces problèmes aussi bien dans le grave que dans l’aigu :

(Ex003 - Lignes supplémentaires dans le grave et le suraigu.bmp)

Les squadratures :
L’avantage de la tablature est aussi de pouvoir jouer avec n’importe quelle squadrature. Que ce soit pour la musique ancienne, qui comme on l’a vu, était jouée sur des accords souvent différents suivant les instruments, et qu’on essaie aujourd’hui de retrouver sur la guitare en abaissant la 3e corde en Fa# et/ou en utilisant un capodastre pour retrouver la tonalité d’origine du morceau.

(Ex004a - Squadrature (Lute or Vihuela Tunning).bmp)

(Ex004b - Squadrature (Open F Tunnig).bmp)

Exs de squadrature : Mudarra (Rnsce esp) et Bach (et/ou ex004) ???

Musique ancienne :
Il va sans dire que pour comprendre et jouer avec le plus de précision la musique ancienne, il faut se référer aux documents originaux, afin d’obtenir des renseignements sûrs concernant la technique de jeu. Et c’est dans ce sens que sont allées les recherches ces dernières décennies, menées sur toute la musique du passé, et que l’on a pu découvrir et/ou redécouvrir des œuvres sous un œil nouveau (et une oreille !). Aujourd’hui abondent les ensembles dédiés à la musique médiévale, baroque et de la Renaissance et beaucoup de documents d’époque sont des imprimés de tablatures, preuve s’il en est qu’elle fût très prisée. On a aussi la volonté spécifique du compositeur qui désire telle note sur telle corde pour obtenir tel son. Car une des richesses de la guitare, c’est son panel de sons et de timbres différents pour une même note. L’auteur va ainsi écrire un son plus rond pour un passage qu’il souhaite plus chanté ou au contraire écrire une note à un endroit qui sonne moins bien pour salir le son exprès.
Par ailleurs, les accords des instruments variaient souvent, en particulier avec l’ajout de cordes graves. Pour le luth, les systèmes fonctionnaient sur le même accord sol1-do2-fa2-la2-ré3-sol3 mais avec la corde grave en bas pour les systèmes français, allemand et espagnol et en haut pour le système italien. Denis Gaultier introduit un « nouveau ton » (la1-ré2-fa2-la2-ré3-fa3) vers 1650 dans le système français. Pour la guitare, c’est l’accord italien qui est encore aujourd’hui conservé : La grave-ré-sol-si-mi, mais dans le système espagnol, c’est à dire avec les graves dans le bas et avec une sixième corde Mi grave.

Déplacements :
La tablature permet également de voir avec plus de rapidité et de précision les déplacements à effectuer sur le manche de la guitare, appelés démanchés. On voit clairement que l’on va de tel endroit à tel endroit.

Gammes et positions :
La tablature permet de jouer facilement les différentes gammes en en retenant seulement la position sur le manche. On en comprend beaucoup plus facilement le fonctionnement que dans la notation usuelle.
(Ex005 - Gammes.bmp)

Rythmes :
Dans les tablatures de musiques actuelles ne comportant pas le double système de notations, il est nécessaire de connaître ou de pouvoir écouter la chanson ou le morceau à exécuter afin de le reproduire. Mais plutôt qu’un inconvénient, cela est d’un avantage certain pour les amateurs, débutants et/ou autodidactes qui ne savent pas déchiffrer une partition ou lire un rythme. Leur seul recours est donc le mimétisme à partir d’un support audio. On remarque d’ailleurs que depuis quelques années déjà, la plupart des méthodes, et pas seulement de tablatures mais celles-ci ont du être d’avant-garde, adjoignent un CD afin que les utilisateurs puissent écouter ce qui leur est proposé par écrit.



Inconvénients :


Elle est quasiment exclusive :
La tablature est une représentation visuelle de l’instrument pour lequel elle est écrite, elle n’est pas lisible par n’importe quel autre instrument (hormis ceux de sa famille proche). En ce sens elle n’est pas la musique, elle est seulement un moyen, un intermédiaire. On pourrait dire que le solfège n’est pas la musique non plus, comme toute écriture, mais il a cette dimension universelle qui fait que la musique prend vie à travers lui. Disons que la tablature manque de possibilités d’ouverture si elle est utilisée seule.

Rythmes :
Les tablatures peuvent générer des imprécisions rythmiques : l’espacement entre deux chiffres peut ne pas être aussi proportionnel qu’il devrait et ainsi donner un mauvais rythme.

1) (Accordéon_Ex004b - Croche pointée-double (tablature seule)_ p.48, mes.1.jpg)

2)
(Accordéon_Ex006b - Imprécision rythmique (tablature seule)_p.18, mes.7.jpg)

Pour être sûr du rythme voulu, il faut donc regarder celui du chant :

1) (Accordéon_Ex004 - Croche pointée-double_ p.48, mes.1.jpg)

2)
(Accordéon_Ex006 - Imprécision rythmique_p.18, mes.7.jpg)

La notion de rythme est difficile à connaître sans la ligne du dessus, en particulier ici où nous avons à faire à un manuscrit :

(Accordéon_Ex005b - Imprécision rythmique (tablature seule)_p.50, mes.1 à 4.jpg)

Encore une fois, sans l’apport de la mélodie, le déchiffrage du rythme ne se fait pas de façon immédiate :

(Accordéon_Ex005 - Imprécision rythmique_p.50, mes.3 & 4.jpg)

Chose qui serait sans doute évitable avec un imprimé édité.
Une édition éviterait sans doute aussi des petites différences de concordances/transcriptions( ?) pour un même texte :

(Accordéon_Ex007 - Différences sur une même mélodie_p.50, l.3, mes.1 & 5.jpg)

Dans cet extrait, la première mesure et la cinquième sont identiques sur la portée mais dans la tablature, la cinquième mesure comporte un trait de plus après le chiffre 8, ce qui indique une note tenue.
Sur une partition de guitare on l’a vu, une même note peut donner dans un même système une tablature différente sans que cela soit une erreur mais plutôt une volonté très précise du compositeur.

Par cœur :
Le fait de pouvoir la déchiffrer facilement peut avoir comme côté pervers de ne jamais rien apprendre par cœur. Beaucoup d’instruments du reste, souvent ceux de l’orchestre, n’ont pas cette culture de l’apprentissage par cœur. Mais personne ne niera l’apport évident de celui-ci pour servir l’interprétation.

Communication & lecture :
Un côté plus pernicieux est aussi à signaler, c’est le fait que l’on finisse par parler uniquement de cases et non plus de notes, et donc de musique. Il faut bien garder à l’esprit quelles notes sont entendues lorsque l’on lit les numéros ou les lettres sur la tablature. C’est élément est renforcé lorsque l’on doit communiquer avec des musiciens pratiquant des instruments différents, le « tablaturiste » ne peut échanger avec eux en invoquant les cases et les cordes qu’il joue, il est donc nécessaire qu’il puisse converser avec eux dans un langage commun.
La tablature fut critiquée pour ne pas former de vrais musiciens et c’est pourquoi elle fut combattue au XVIIIe siècle. En effet, les luthistes (amateurs à n’en point douter) finissaient par ne plus savoir lire la musique.

Transcription & Polyphonie :
Cela pose donc le problème de la transcription. En effet, l’exécution en « legato » était généralement sous-entendue ; la durée exacte d’une note n’était pas déterminée d’une façon précise, pour autant que le luthiste ne retouchât pas la même corde. Dans la polyphonie, les notes à tenir ne sont pas toujours très claires. Il faut donc faire un travail de recherche pour l’interprétation car les voix sont un peu cachées. Ce détail ainsi que les particularités de cette écriture peuvent rendre approximative toute transcription en notation usuelle. Afin d’obtenir la meilleure transcription possible, il faut tenir compte de l’époque et de sa technique de jeu, puis du type d’écriture (purement instrumentale, polyphonique ou par accords à la manière d’une danse, arrangement d’une pièce vocale, etc.). En ce sens, la transcription n’obéit à aucune règle d’ensemble.

Doigtés :
La tablature ne dit pas quels doigts utiliser pour appuyer dans la case, même cela est parfois induit suivant les positions et la succession des cases à jouer.

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Je rappelle également le débat déjà commencé dans un autre topic:
Tiguidou a écrit :Oui je suis d'accord avec toi. L'idéal est juste d'avoir des partitions où on peut voir des chiffres entourés pour indiquer quelle cordes jouer et les chiffres pour le doigté directement sur les notes de la partition. C'est encore plus facile que la tablature pour la lecture.
C'est plus facile pour quelqu'un qui sait lire la partition, mais pour qqn qui a des difficultés à déchiffrer, cela peut le surcharger au contraire.
Par exemple les arpèges, s'il faut mettre le chiffre entouré pour la corde et le doigt, ça devient illisible.
Alors que la tablature serait idéale.
yuri a écrit :L'idéal restant pour moi la partition, j'ai souvent eu des difficultés de doigtés avec les tablatures. Pourquoi s'entéter avec un doigté alors que l'on peut parfois en trouver de plus faciles...
C'est aussi vrai pour les doigtés dans les partitions, pas uniquement les tablatures.


Qu'en pensez-vous?
Dernière modification par mathal44 le lun. 21 juillet 2008, 15:38, modifié 2 fois.

Mangore

Message par Mangore » jeu. 19 avril 2007, 20:08

Je vais y réfléchir un peu plus avant de poster une vraie réponse mais disont que la tablature et la musique, c'est presque de la religion (en musique)et le débat pourrait devenir féroce d'autant plus que ceux ou celui qui à de l'aval sur ton travail pourrait s'en trouver bien mal à l'aise.

bartichou

Message par bartichou » ven. 20 avril 2007, 01:01

J'ai une position de "je me mouille pas", mais ce qui compte n'est-il pas la musique ? :)

Martinuz

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par Martinuz » ven. 20 avril 2007, 01:29

mathal44 a écrit :
Je suis en train de faire mon mémoire de Cefedem sur les tablatures (et donc celles de guitare mais pas que! :D )
Bravo à vous pour votre culture : ça me laisse pantois.

Pourriez vous remettre les images qui semblent ne pas être passées dans votre texte, la compréhension serait meilleure.

Je ne sais pas si on peut demander ce genre de choses, mais j'aimerais bien pouvoir lire votre mémoire : serait -ce possible ?

Et aussi : le "Cefedem", c'est quoi ?

phi

Message par phi » ven. 20 avril 2007, 02:30

Je pense que pour répondre de façon vraiment constructive, il nous faudrait la problématique exact de ton mémoire, est-ce l'opposition tablature/solfège.
La question reste tout de même difficile, je lis les deux assez bien, mais mon outil de prédilection reste le solfège. Lorsque je vois une partition je peux imaginer de la musique, avec une tablature non.Du moins il faut d'abord que j'imagine mes doigt sur l'instrument, ce n'est pas automatique. Mais je ne peux affirmer que c'est a cause de la tablature, peut être qu'un lecteur exclusif de tablature le peux.
Le problème majeur de la tablature est a mon avis l'exclusivité, pas de communication vis a vis des autres instrument.
Je pense aussi que la tablature présente une certaine rigidité quand aux positions. Lorque l'on a des notes on est obligé de faire un choix (sf si des doigtés sont indiqués), sur la tablature le choix est déjà fait pour nous.
Il n'empêche que pour beaucoup de raison que tu as exposé plus haut la tablature reste plus simple, mais passer celà, est-ce qu'elle comporte d'autre qualités qui permettent d'aller plus loin que le solfège?
Pour les lignes supplementaires c'est une question d'habitude, et l'orsque c'est vraiment très haut, rien n'empêche d'utiliser le 8va.
Pour ce qui est du déplacement, tu pars du principe que la tablature a été forcement bien faite, un tablature mal faite peut ajouter de déplacement inutile.
Pour la vision des intervalles pourquoi pas, pour la comprhension, je ne crois pas que la tablature permette de faire la différence entre une quarte augmentée et une quinte diminuée.
Bon courage pour ton mémoire.

phi

Message par phi » ven. 20 avril 2007, 02:32

Et aussi : le "Cefedem", c'est quoi ?
C'est une ecole de formation des enseignant pour les écoles de musiques.

mathal44

Message par mathal44 » mar. 01 mai 2007, 17:16

Plus exactement
CEFEDEM = CEntre de Formation à l'Enseignement de la Danse Et de la Musique

mathal44

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par mathal44 » mar. 01 mai 2007, 17:19

Martinuz a écrit :
mathal44 a écrit :
Je suis en train de faire mon mémoire de Cefedem sur les tablatures (et donc celles de guitare mais pas que! :D )
Bravo à vous pour votre culture : ça me laisse pantois.

Pourriez vous remettre les images qui semblent ne pas être passées dans votre texte, la compréhension serait meilleure.

Je ne sais pas si on peut demander ce genre de choses, mais j'aimerais bien pouvoir lire votre mémoire : serait -ce possible ?

Et aussi : le "Cefedem", c'est quoi ?
Pas de problème pour lire mon mémoire! :)
Au contraire si cela intéresse du monde c'est super!
Je le mettrai en ligne prochainement (avant le 15 mai) dés qu'il sera terminé.
Du coup il y a aura les images aussi, sinon cela me prendrait un peu trop de temps pour toutes les mettre dans le sujet
et j'en manque un peu en ce moment. :?

mathal44

Message par mathal44 » mar. 01 mai 2007, 17:43

phi a écrit :Je pense que pour répondre de façon vraiment constructive, il nous faudrait la problématique exact de ton mémoire, est-ce l'opposition tablature/solfège.
A vrai dire ma problématique est de défendre la tablature comme étant un outil pédagogique et de voir comment utiliser la double notation de façon efficace.
La question reste tout de même difficile, je lis les deux assez bien, mais mon outil de prédilection reste le solfège. Lorsque je vois une partition je peux imaginer de la musique, avec une tablature non.Du moins il faut d'abord que j'imagine mes doigt sur l'instrument, ce n'est pas automatique. Mais je ne peux affirmer que c'est a cause de la tablature, peut être qu'un lecteur exclusif de tablature le peux.
Le problème majeur de la tablature est a mon avis l'exclusivité, pas de communication vis a vis des autres instrument.
Je suis tout à fait d'accord sur ce point.
Je pense aussi que la tablature présente une certaine rigidité quand aux positions. Lorque l'on a des notes on est obligé de faire un choix (sf si des doigtés sont indiqués), sur la tablature le choix est déjà fait pour nous.
Ce point est à mon avis disctuable. En effet, si c'es tde la musique ancienne, là effectivement c'est le compositeur qui a écrit sa volonté propre de doigté et de position.
Mais si c'est une transcription, là l'interpréte reste seul juge, tout comme un doigté indiqué sur le solfège qui n'est pas forcément adéquat pour diverses raisons (phrasé, polyphonie, timbre, nuance...)
On peut tout à fait considérer que l'indication de la tablature peut être changée de même que celle du solfège, les notes restant les mêmes bien entendues.
Il n'empêche que pour beaucoup de raison que tu as exposé plus haut la tablature reste plus simple, mais passer celà, est-ce qu'elle comporte d'autre qualités qui permettent d'aller plus loin que le solfège?
Pour les lignes supplementaires c'est une question d'habitude, et l'orsque c'est vraiment très haut, rien n'empêche d'utiliser le 8va.
Personnellement je n'aime pas trop le 8va car du coup on voit une note que l'on joue habituellement dans les 12 premières cases, du coup cela fait une gymnastique supplémentaire pour finalement arriver sur le bonne note à jouer.
De plus, si l'on est peu ou pas habitué à cette notation, on risque de jouer la note à l'octave (les débutants font souvent cette erreur).
C'est plus adéquat pour les instruments à vent à mon avis qui utilise le même doigté, seul la puissance change pour obtenir l'octave.
Pour ce qui est du déplacement, tu pars du principe que la tablature a été forcement bien faite, un tablature mal faite peut ajouter de déplacement inutile.
Même remarque que plus haut pour le choix.
Pour la vision des intervalles pourquoi pas, pour la comprhension, je ne crois pas que la tablature permette de faire la différence entre une quarte augmentée et une quinte diminuée.
Bon courage pour ton mémoire.
Excellente remarque auquelle je n'avais pas pensé. :)
Du coup ça me fait penser à un autre avantage, c'est la compréhension des enharmonies!


Merci pour toutes ces indications Phi! :D

Stephanie Leconte

Message par Stephanie Leconte » mer. 02 mai 2007, 18:59

Puisque tu t'interesses à l'aspect didactique de la chose, je te conseille de mettre l'aspect de la ranscription dans les côtés positifs du ytravail avec tablature.

En effet (c'est une prof d'école de musique qui parle...), on nous demande de favoriser une globalité de l'enseignement. En travaillant avec tes élèves sur la transcription d'une petite tablature, tu aborderas tous les sujets suivants :
- la transcription
- la lecture de tablature
- la l'écriture musicale sur portée
- la lecture de notes
- la tonalité
- la mesure
- les instruments anciens et leur accord
- la polyphonie
- l'interprétation
- l'histoire de la musique
- le doigté
- la transposition (suivant les cas)
- différents aspects de la techniques de guitare.
- ...

Je pratique ce genre d'exercice avec mes élèves. Je peux donc en parler!
Voilà bon courage pour boucler tout ça, le cefedem, j'y suis passée aussi!

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celime
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Message par celime » mer. 02 mai 2007, 20:15

Cela ne pose t'il pas un problème dans la musique d'accompagnement ? flute + guitare: chaque exécutant doit connaitre les 2 modes d'écritures s'il pour suivre l'autre partie.

mathal44

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par mathal44 » lun. 02 juillet 2007, 23:51

Martinuz a écrit :
mathal44 a écrit :
Je suis en train de faire mon mémoire de Cefedem sur les tablatures (et donc celles de guitare mais pas que! :D )
Bravo à vous pour votre culture : ça me laisse pantois.

Pourriez vous remettre les images qui semblent ne pas être passées dans votre texte, la compréhension serait meilleure.

Je ne sais pas si on peut demander ce genre de choses, mais j'aimerais bien pouvoir lire votre mémoire : serait -ce possible ?

Et aussi : le "Cefedem", c'est quoi ?
Ca y est j'ai mis mon mémoire en ligne, voici le lien:

EDIT: L'ancien lien n'étant plus bon, je met un nouveau lien pour télécharger mon mémoire, directement issu du Cefedem :D
http://www.cefedem-ouest.org/telecharge ... Aubron.pdf

Je le soutiens bientôt, le jeudi 5 juillet.
Dites moi ce que vous en penser!
Dernière modification par mathal44 le ven. 18 avril 2008, 03:59, modifié 1 fois.

BlingBlang

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par BlingBlang » mar. 03 juillet 2007, 11:00

Bravo Mathieu pour ce mémoire, et bonne chance pour le 5 !
Je l'ai seulement parcouru mais déjà appris plein de choses, et ton analyse des plus et des moins me parait vraiment pertinente et argumentée.
On n'en est plus à opposer partition et tablature, mais à les associer. (Résultat, des fois on (=je) est un peu paumé entre les deux lectures simultanées mais ça aide bien quand meme)
Un petit argument "contre" les tabs, ou plutot un manque comparé à une partition : la durée des notes est à imaginer, à inventer presque (tu l'as souligné) et toutes les notes sont au même niveau. Ce qui fait que pour faire ressortir une ligne mélodique dans un passage polyphonique... ben...heu... pour moi c'est direct partition.
En tout cas pour commencer la guitare c'est plus encourageant que de passer par le solfège, merci à Marcel !

Amitiés
Serge

wagnerc

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par wagnerc » mer. 15 août 2007, 16:54

J'ai parcouru rapidement ce mémoire et j'avoue avoir retrouvé ma position sur les avantages et inconvénients.
Mais tout d'abord : :bravo: et j'espère que tu as passé avec succés ta soutenance.

J'ai, tout petit, appris le solfège et la lecture des clés de sol et clés de la. J'ai fait du clavier pendant quelques années.
Et finalement à 38 ans, je me suis mis à la guitare.
J'avoue que les tablatures m'ont beaucoup aidé pour le passage du clavier à la guitare.
J'ai maintenant pris l'habitude de lire les 2 ce qui me permet de trouver facilement la position des doigts et de connaître le rythme associé à la lecture de la clé de sol.
Néanmoins, je trouve que mon manque de pratique de la lecture du solfège ne me permet pas de lire suffisamment rapidement les partitions ce qui occasionne souvent des lenteurs de déchiffrage (surtout pour certaines partitions sans tablature !)

J'aurais donc endance à dire que le solfège (une fois maîtrisé) est indispensable et sûrement plus efficace que la tablature, mais la tablature permet de rapidement déchiffrer des morceaux de musique permettant de ne pas se décourager les premiers mois et premières années à faire de la lecture de solfège.

:merci:

Sxilderik

Re: Tablature & - Partition : le Débat

Message par Sxilderik » mar. 02 octobre 2007, 18:30

... Enfin trouvé un débat partition/tablature :)

Personnellement, je sais assez bien lire le solfège (rythmes, clés, accidents, renvois, nuances, tout le toutim) et même le solfège dédié (+/-) à la guitare (rasg., pont., harm., etc.) mais ce qui me fatigue très vite (et m'énerve) est l'effort continuel que je dois (devrais) faire pour déchiffrer la note (notes basses, notes hautes), compter péniblement les lignes sur la portée et les cases sur le manche de ma guitare...

Ça m'a même beaucoup gêné, et dans une première vie guitaristique, j'avais abandonné l'étude de morceaux finalement assez faciles ou en tout cas intéressants à cause de ça.

Depuis que j'ai un logiciel de transcription (GP5), je bénéficie des deux mondes: la partition avec toute sa richesse informative, et la tablature pour l'immédiateté de la réponse "quelle case? quelle corde?" (au prix du temps de transcription, qui peut être assez long, mais qui produit un résultat indéfiniment réutilisable).

Je note aussi avec regret une sorte de débat quasi religieux (comprendre: stérile) sur cette question...

On voit beaucoup de partitions annotées pour la guitare sur lesquelles on ajoute des chiffres entourés ou non indiquant la corde et le doigt. Une première réflexion est "il ne manque que la case!", une deuxième est "le morceau a été créé sur la guitare, transcrit du manche vers la partition, permettant ainsi éventuellement à un accordéoniste ou à un flûtiste de pouvoir jouer le morceau, mouais, mais charge à l'interprête guitariste de faire le travail de détranscription"...

La tablature est incomplète mais parfaitement adaptée à l'instrument.
La partition est l'écriture d'un langage musical universel.

Je ne vois pas ce qu'il y a de honteux pour un guitariste à apprendre ses morceaux à la double ligne : partition et tablature, c'est l'association des deux visions.

Mais il est très rare (extraordinaire même) de trouver des partitions classiques présentées sur ce mode, c'est dommage qu'en ce sens le débat soit en fait déjà clos et acté: la partition "pure" a gagné.

... Au prix d'un début de commencement de soupçon d'hypocrisie, non? car (j'y reviens) présenter une partition annotée qui dit avec quel doigt toucher quelle corde mais tait la position comme un secret réservé est d'une philosophie étrange. Je sais bien que ces indications ne sont là que pour aider le guitariste à jouer le morceau (lui proposer la meilleure position de doigts) ou pour respecter ce que l'auteur a voulu comme sonorité (le trémolo en Mi du début de Recuerdos de la Alhambra, de Tárrega, je le jouais sur la corde à vide avant de trouver une partition annotée m'indiquant de le jouer sur la corde de Si, effectivement le son est différent), mais tant qu'à aider le guitariste ou coller parfaitement à ce que le compositeur a écrit, pourquoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et présenter la tablature ?

J'ai 48 ans et pas assez de temps à consacrer à la guitare, une heure par jour tout au plus, je préfère passer cette heure à dérouiller mes doigts et à entrer dans le morceau plutôt qu'à compter et recompter des lignes et des cases.

Désolé pour le ton un peu emporté et échevelé de ce message, je ne cherche à convaincre personne, juste apporter mon petit caillou, et saluer ceux qui se reconnaîtraient dans ma façon de voir les choses.

Amike
Luc

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