M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

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FabienSimon
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Re: M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

Messagepar FabienSimon » dim. 06 novembre 2016, 12:50

wchyme a écrit :Ben je la joue en Mi, ca qui permet de ne pas changer d'accordage dans la suite...
Je trouve qu'elle sonne très bien en Mi.


Je garde en MI aussi finalement avec capo II, pour donc la Sarabande, ce RE (MI) qui remonte toujours un peu (grrrrrrr!!!), merci pour le conseil!
Ah oui j'ai choisi la version de JFD que je trouve excellente.
:bye:
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Arpège
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Re: M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

Messagepar Arpège » jeu. 22 décembre 2016, 16:49

Info: Il y a quelques années Gabriel Bianco (bien avant d'être connu) jouait le prélude avec capo II c'était sur son site j'en garde un bon souvenir. :D

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FabienSimon
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Re: M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

Messagepar FabienSimon » jeu. 22 décembre 2016, 19:09

Arpège a écrit :Info: Il y a quelques années Gabriel Bianco (bien avant d'être connu) jouait le prélude avec capo II c'était sur son site j'en garde un bon souvenir. :D


Finalement je l'ai enlevé de la position II suite à réception de ma nouvelle guitare, ayant un son beaucoup plus riche et ressentant beaucoup mieux les harmonies. Ainsi j'ai l'impression de pouvoir donner plus de nuances aux timbres des notes et du relief dans le phrasé, mais les écarts sont un peu plus importants pour la main gauche c'est certain.
Avec ou sans capodastre c'est une suite magnifique et difficile, à n'attaquer que lorsque l'on a du temps devant soi.
Mais y a-t-il plus belle musique que celle de Bach ?
En ce qui me concerne je ne l'ai pas encore trouvée, alors je la travaille régulièrement pour le seul plaisir.
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Re: M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

Messagepar FabienSimon » mer. 01 mars 2017, 18:05

Bonjour,
Pour les amateurs de Bach et probablement de mathématiques, voici un article parut sur le forum de l'université de Montréal en 2003. Il est question d'un traité '(Guy Marchand, De Luther au nombre d’or, L’Harmattan, Paris, 391 pages) avec rapports entre la fugue centrale de la Suite en do mineur pour luth (BWV 997) et la monumentale Passion selon saint Matthieu, deux œuvres de Jean-Sébastien Bach.

Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien
De Luther au nombre d’or.



Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien
De Luther au nombre d’or.

La table de travail de Guy Marchand est nécessairement très garnie: ordinateur, partitions et ouvrages sur Bach en constituent les éléments centraux.

Les mathématiques et la musique ont toujours fait bon ménage. Pour composer, nombre de créateurs font appel à des équations leur permettant d’établir des règles, des structures, des rapports de proportions. Cet aspect fascinant de la fabrication d’une œuvre sonore, le musicologue Guy Marchand y a plongé tête baissée.

Chargé de cours occasionnel à la Faculté de musique et conférencier attitré à la Faculté de l’éducation permanente, M. Marchand déposait à l’Université en 1999 une thèse de doctorat sur les rapports entre la fugue centrale de la Suite en do mineur pour luth (BWV 997) et la monumentale Passion selon saint Matthieu, deux œuvres de Jean-Sébastien Bach. Effectuée sous la direction de Jean-Jacques Nattiez, la thèse était publiée au printemps dernier aux Éditions L’Harmattan et elle est maintenant accessible à tout lecteur curieux de cette exploration sous le titre Bach ou la Passion selon Jean-Sébastien.

«C’est le nombre d’or qui sous-tend cette relation microcosme-macrocosme, explique le musicologue. La Passion selon saint Matthieu, c’est le macrocosme, la plus grande œuvre de Bach, soutenue par des effectifs immenses, tandis que la suite pour luth est le microcosme, étant écrite pour la plus petite sonorité de la palette baroque. Or, on trouve dans la fugue de la Suite en do mineur pour luth le plus beau cas de nombre d’or, qu’on trouve également dans les deux grands chœurs qui encadrent la Passion selon saint Matthieu.»

Guy Marchand raconte avec enthousiasme sa découverte, faite en plusieurs étapes. Luthiste de formation, il entreprenait de jouer les suites pour luth du cantor de Leipzig à l’occasion du 300e anniversaire de sa naissance, en 1985. «Je me suis dit, à l’époque: pourquoi ne pas faire une maîtrise en musicologie, me donner un cadre strict pour faire une analyse approfondie des suites? C’est en analysant la fugue de la suite BWV 997 que j’ai découvert une espèce de double ou même de triple symétrie, c’est-à-dire le même groupe de mesures qui revenait à plusieurs reprises. C’est resté en suspens jusqu’à ce que, un jour, en fouillant dans la bibliothèque d’un ami, je mette la main sur un livre qui traitait du nombre d’or. Ça a été le déclic. De retour à la maison, il m’a fallu cinq minutes pour faire la vérification dans la partition. À partir de ce moment, je me suis mis à m’intéresser au nombre d’or.»

Aujourd’hui, l’étude de Guy Marchand fait figure de première monographie consacrée au nombre d’or dans l’œuvre de Bach. Divisé en trois parties, l’ouvrage s’adresse au spécialiste, au musicologue, tout aussi bien qu’au passionné de musique classique et amateur de Bach, et même au mathématicien mélomane. «Le plan et la table des matières, précise l’auteur, ont été conçus pour permettre à chaque type de lecteur d’aller directement aux passages plus en rapport avec ses champs d’intérêt sans être obligé de lire les autres.»

La première partie est consacrée aux études sur Bach («Les études sur Bach: pour une herméneutique sémiologiquement fondée»), la deuxième nous amène de Luther au nombre d’or («La Passion selon Jean-Sébastien: de Luther au nombre d’or») et la troisième s’intéresse plus particulièrement à la divine proportion («Bach et le nombre d’or: des fugues instrumentales aux cantates d’église»). Guy Marchand souligne d’ailleurs que, pour lire cette dernière partie, il suffit de savoir qu’une partition est divisée en barres de mesure pour comprendre les principes relatifs à l’utilisation du nombre d’or en musique.

Quant au débat sur la pertinence de l’emploi de la divine proportion en art, l’auteur de l’évacue pas. Il aborde également la question importante de la «conscience» du compositeur par rapport à l’usage du nombre d’or, conscience parfois contestée. Bach, grand chrétien, fervent luthérien, s’y est – d’après Guy Marchand, qui en fait la brillante démonstration – véritablement intéressé. «Bach adhérait à tout l’aspect mystique véhiculé par le nombre d’or. On a prétendu qu’à la fin de la Renaissance cette mystique était tombée en désuétude, mais contrairement à ce que certains ont dit et écrit, c’était encore une donnée culturelle relativement répandue à l’époque de Bach.»

L’ouvrage de Guy Marchand, en plus de traiter d’un sujet extrêmement riche et de représenter une contribution importante dans le domaine de la musicologie, est admirablement présenté, riche en tableaux et en exemples musicaux. Et l’auteur, grand amoureux de Goethe et spécialiste du Faust et de ses différentes mises en musique, n’a pu s’empêcher de terminer son livre sur une citation du poète allemand: «Tout poète compose son œuvre à partir d’éléments que chacun tisse à sa manière en un tout cohérent, en organisant un réseau de connexions dont plus d’un observateur peut comprendre les principes directeurs. Si le lecteur se met à vouloir séparer, à mettre en pièces, il détruit ou, à tout le moins, diminue cette unité du tout que l’artiste a essayé d’atteindre. Le lecteur devrait plutôt relier que séparer, et ainsi il aidera l’artiste à compléter son dessein.»

Dominique Olivier

Collaboration spéciale

Guy Marchand, De Luther au nombre d’or, L’Harmattan, Paris, 391 pages.
http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/Ar ... le3016.htm
Vous ne pouvez pas consulter les fichiers insérés à ce message.
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Re: M.D.A > Partita Bwv 997 (JSBach) je me pose des questions..

Messagepar legato » mer. 01 mars 2017, 22:02

bonsoir

je suis comme FabienSimon , j'ai une passion pour cette partita . j'ai commencé à la déchiffrer très longtemps avant d'être au niveau de cet oeuvre ( compréhension , technique , etc ... ) , et toutes les années où j'ai abandonné la guitare , j'ai continué à jouer ( mal ) et inlassablement les préludes et fugues BWV 997 et 998 .
bon exercice pour la main gauche , je m'y suis fait les doigts , et intuitivement , ma main avec le temps a trouvé les raccourcis nécessaires , pour la fluidité , tenue des notes etc ...

pour la BWV 997 , je joue une version mixée ( c'est à dire modifiée pour la fugue , dans son développement central , sur la base de version écoutées ) en la min ( ou do min avec capo ) , avec 6 ème corde en mi pour toutes les pièces sauf la sarabande avec la 6 ème corde en Ré . Je ne prendrai pas le temps de travailler d'autre versions , parce qu'il me faudrait une autre vie .
il faut quand même réaliser que les deux fugues 997 et 998 , sont quand même exceptionnelles par leur construction avec la partie centrale comme une improvisation sur les thèmes de ces fugues . (on y retrouve les thèmes déclinés sous de multiples formes )
Pour ne parler que de la fugue 997 , je n'arrive toujours pas à comprendre si c'est un seul thème des mesures 1 à 6, ou plusieurs thèmes qui s'imbriquent déjà , puisque dès la première mesure le contre chant du thème descendant ( ou thème inversé ? ) se fait entendre . je préfère imaginer que c'est un long thème avec contre-chant .... ( voir par exemple les mesure mesure 12 à 16 ou les 3 voix s'entremêlent avant la reprise du thème à la tonale une octave plus bas , mesure 17 , tout de suite avec le contre chant du thème descendant .

je m'arrête là , je ne suis pas très calé en analyse de texte musical , mais c'est mon oeuvre fétiche ( du début à la fin ) .

jouez là , et ne vous en lassez pas !

bonne soirée


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