Field… la piste secrète.

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valère
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Re: Field… la piste secrète.

Message par valère » jeu. 02 avril 2015, 02:45

Gilbert Pépin a écrit :Mon cher Valère, tes propos énigmatiques et ton style inimitable me plongent dans la perplexité, j'ai souvent l'impression de ne comprendre que moins de la moitié de tes écrits (mais peut-être est-ce pour cela que j'aime te lire) ; j'ai eu beau scruter attentivement les photo des pages 28 et 29, je n'entrevois pas l'ombre d'une anomalie. Par contre les deux indices que tu nous a soumis m'ont profondément réjouit : je ne connaissais pas le Duo Françaix, et je suis vraiment ravi de l'avoir découvert grâce à toi ; je ne connaissait pas non plus la pièce de Granados, absolument magnifique. Les couleurs sonores de ces deux interprètes me satisfont mille fois plus que les décibels délivrés par certain(e)s instrumentistes ...

Incommensurable Pépin et très cher Gilbert,


Pardon pour la perplexité et merci infiniment merci pour la petite moitié de mes lueurs que tu veux bien réchauffer de ta compréhension. Je ne sais si j’aurais le courage d’en faire autant.

Comme tu sembles être le seul Delcampoilu lecteur du magazine « Guitare Classique » qui hante ce coin du forum…

… à croire que tous habitent l’unique lieu totalement isolé de Nono51, perché tout en haut du Mont Blanc, où nulle revue ne s’aventure, ni guitare lattice, ni même ami en possédant une…

… tu penses bien que JE N’OUBLIE PAS TA QUESTION.

Mais Nono m’inquiète, il a déjà le scepticisme un pied dans la fosse.

Et puis, imagine la honte et la torture intime qui noue mon tube de bilatérien dès lors que j’imagine que je pourrais omettre de donner à MARIEH AUX DOIGTS D’OR des nouvelles des deux MousqueValère fraîchement retrouvés. En effet et dans les faits, ils avaient fait une très grande croche (la croche valant ici dix crochets) sur le chemin du retour afin de répondre à l’injonction du doigt d’or à propos de la présence d’une apparence de bosse touffue anachronique sur le dos du DroValère. Je ne lâcherai pas non plus cette affaire là, de la plus haute importance.

Bon !... pour les indices :

J’observe avec un certain ravissement qu’ils s’accumulent au fil des réponses pour bientôt former un immense feu de la Saint-Jean. Je suis certain maintenant qu’un simple coup d’œil te suffira pour que l’évidence s’ouvre d’elle-même à ta pugnacité.

Encore deux ou trois détails, et l’affaire est pliée. Oh !... encore une fois, il s’agit d’une chose toute simple, rien de renversant… mais de l’ordre de ces tout petits grains de sable qui ont fait basculer les civilisations.

Te rappelles-tu d’un ami cher qu’au début de ce fil Field je m’étais laissé nommer complaisamment « vieille branche ». Il devrait nous intéresser dans un avenir proche car il va très bientôt maîtriser l’intégralité de la partition de « Jeux Interdits » à laquelle il travaille d’arrache doigts.

Eduardo Isaac plays M. Giuliani: Rossiniana n.4 (Movimento Violão)

Mais, mé, mé…mémé…

J’entends Nono, le pivert et la belette
J’entends Nono et le pivert chanter
Vite au septique un pied dans la fosse !!!!



Cher Nono51, j’ai de très bonnes nouvelles :


La boulangère s’appelle Harmony (ça ne s’invente pas) et elle brûle de te connaître.

Pour la crémière, je n’ai rien pu, je ne consomme que du lait de renne… et les crémières normandes, le lait de renne…!!!

Le magazine « Guitare Classique » est tout disposé à licencier Flément Collin après les révélations que tu as faites. Ils disent que tu en avais sans doute déjà fait la demande une première fois et qu’ils n’attendront pas une troisième plainte. Ils réclament de toi quelques arguments chocs pour cogner dur. Ils se proposent même de te récompenser en t’offrant un abonnement d’une année, livré à ton domicile par un guide de montagne.

Mais attention, on sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on retrouvera. Si tu refuses d’assurer la relève, j ‘ai pensé que la « vieille branche » pourrait peut-être… c’est un as du Flamtango, ce qui pallierait merveilleusement à une certaine défaillance bien connue et très pertinemment dénoncée par toi.

Daniel Binelli & Eduardo Isaac

Adios Nonino Daniel Binelli & Eduardo Isaac



Dans l’attente, que je te rassure. Pour l’article dont il est ici question, il ne s’agit en rien d’un banc d’essai. Même si l’idée est insupportable, il en est des guitares de Dominique Field comme de certaines très rares grandes voitures que l’on estime au-dessus de ces procédés.

Non, il s’agit tout bonnement d’un entretien (interview en bon français) et le journal me fait savoir qu’il faudra que tes arguments soient bien assis car des félicitations pleuvent du monde entier (c’est beaucoup moins loin que le Mont Blanc) à propos de la grande tenue et la haute intelligence de ces quatre pages.

Après quatre lignes d’introduction où Flément Collin rappelle ce que tout le monde sait déjà (j’essaie de te donner d’autres arguments)… il chapeaute par un « Maestro » et écrit que Field est le pilier de « l’école française » contemporaine de lutherie… etc… etc…

… les questions brèves se succèdent avec des réponses d’une pertinence précieuse. Les photos sont très simples et très présentes. Ça pour les deux premières pages.

Les deux suivantes vont ravir les pédoFields qui voulaient TOUT VOIR des parties intimes que leur masquaient les jupes des Field. Et le texte y va des petits et grands secrets avec une impudeur affriolante. Quant aux photos, elles sont d’une indélicatesse et d’un réalisme qui feraient pâlir « L’origine du monde » de Courbet.

C’est, à coup sûr, cet éblouissement pornographique qui aveugle le lecteur sur une petite évidence historique qui changera bien plus la face du monde que la péninsule décevante de Cléopâtre.

.............. A SUIVRE
Valère

esculape

Re: Field… la piste secrète.

Message par esculape » ven. 03 avril 2015, 23:06

Merveilleuse Field: son plein à ras bord. Déjà une très grande guitare.

PH2
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Re: Field… la piste secrète.

Message par PH2 » sam. 04 avril 2015, 10:17

Cher Esculape, de quelle Field parles-tu ?

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nono51
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Re: Field… la piste secrète.

Message par nono51 » sam. 04 avril 2015, 12:24

valère a écrit :
Le magazine « Guitare Classique » est tout disposé à licencier Flément Collin après les révélations que tu as faites. Ils disent que tu en avais sans doute déjà fait la demande une première fois et qu’ils n’attendront pas une troisième plainte. Ils réclament de toi quelques arguments chocs pour cogner dur. Ils se proposent même de te récompenser en t’offrant un abonnement d’une année, livré à ton domicile par un guide de montagne.

Mais attention, on sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on retrouvera. Si tu refuses d’assurer la relève, j ‘ai pensé que la « vieille branche » pourrait peut-être… c’est un as du Flamtango, ce qui pallierait merveilleusement à une certaine défaillance bien connue et très pertinemment dénoncée par toi.
Ah bon, j'ai fait ça moi ???
Je ne me souviens pas....je dois me faire vieux (mais je reste toujours intègre...pas de cougardise chez moi, je ne m'intéresse pas aux petits jeunes corvéables et sans talent, pour me construire la reconnaissance que je n'ai jamais eue).
valère a écrit : Dans l’attente, que je te rassure. Pour l’article dont il est ici question, il ne s’agit en rien d’un banc d’essai. Même si l’idée est insupportable, il en est des guitares de Dominique Field comme de certaines très rares grandes voitures que l’on estime au-dessus de ces procédés.

Non, il s’agit tout bonnement d’un entretien (interview en bon français) et le journal me fait savoir qu’il faudra que tes arguments soient bien assis car des félicitations pleuvent du monde entier (c’est beaucoup moins loin que le Mont Blanc) à propos de la grande tenue et la haute intelligence de ces quatre pages.

Après quatre lignes d’introduction où Flément Collin rappelle ce que tout le monde sait déjà (j’essaie de te donner d’autres arguments)… il chapeaute par un « Maestro » et écrit que Field est le pilier de « l’école française » contemporaine de lutherie… etc… etc…

… les questions brèves se succèdent avec des réponses d’une pertinence précieuse. Les photos sont très simples et très présentes. Ça pour les deux premières pages.
En voilà une bonne idée. 4 pages sur Field !
Le prochain sera sur Friederich ? Je trépigne !!

Mais quel dommage quand même qu'un magazine en français, vendu dans X pays francophones, ne parle jamais de luthiers Belges, ou Suisses, mais je me trompe peut-être, c'est déjà arrivé ?
Tous les numéros n'arrivent pas au sommet du Mont Blanc, il me faudrait un facteur à l'aise avec la neige et le froid, un tchouktche, un vrai !

esculape

Re: Field… la piste secrète.

Message par esculape » sam. 04 avril 2015, 20:05

PH2, une field 1981, n°13, sur youtube.

valère
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Re: Field… la piste secrète.

Message par valère » jeu. 09 avril 2015, 03:44

esculape a écrit :Merveilleuse Field: son plein à ras bord. Déjà une très grande guitare.

Merci Mmarques, merci PH2, merci Esculape et tutti
de prêter une oreille neuve à cette très belle guitare qui songe en secret au plus grand devenir musicale auquel elle peut légitimement aspirer.

Et de fait, Bertram Burkert (qui, sur la vidéo, semble ne faire qu’un avec elle) en est tombé fou amoureux. Mais il pleure toutes les larmes de son corps de ne pouvoir se l’offrir.
Que diriez-vous d’une petite souscription ?... pour l’avenir de la musique.
Car c’est « un musicien », non ?


Bertram Burkert plays Introduction et Caprice Op 23 Part III by Giulio Regondi on a 2009 Thomas Ochs‬

Anna Amalia Gitarrewettbewerb 2011 Weimar, Preisträger Bertram Burkert‬


Et jazzman émérite…

Maik Krahl Quartett playing Dear John (Freddie Hubbard)
Maik Krahl Quartett playing Number 3


Merci aussi d’aider si généreusement Gilbert dans sa recherche de « la lettre volée ». Vous lui déroulez le tapis vert. Les jeux sont faits, il n’a plus qu’à rafler la mise.

En cet instant, je ne peux retenir l’impatience qui m’assaille de vous livrer UNE NOUVELLE RENVERSANTE comme le fut le buste érigé dans le parc de Fort Greene en hommage à notre bien aimé EDWARD AUX MAINS D’AGENT.
Car, la nuit même de cette érection, les autorités auto-autorisées l’ont précipité à bas, lui brisant la nuque si bien que la tête se détacha.

Pour celles et ceux qui sont pressés d’en finir, selon une coutume chère à nos trois Valère plus un qui prennent soin de vos nerfs, vous pouvez sauter directement au texte en rouge ci-dessous. « Et que ça saute !... Et que ça saute !... ». C’est très tendance.

Pour les authentiques traqueurs de vérité (qui ne craignent pas de se casser le bec ni d’y laisser quelque plumes) je vous épargne le détail des péripéties qui conduisirent à la perte totale de cet objet lourd de sens, (même en cet état et même s’il ne s’agissait que d’une tête sculptée). Il vous suffit de savoir que les autorités auto-autorisées la recherchent encore.

OR VOICI LE MIRACLE (avouez que la direction des trois Valère plus un se montre extrêmement généreuse avec vous : en quelque lignes, une nouvelle renversante, un miracle… !!!) :

Une mouette rieuse qui loge habituellement tout en haut de la tourelle de la charmante bâtisse qui abrite le Brooklyn Ice Cream Factory, juste aux pieds du pont du même nom, survolait hier la rivière Hudson. C’est elle qui nous rapporte les informations uniques qui vont suivre. Écoutons là :

« Je suis distraite par nature. Si je n’y prends garde, je me laisse emporter par les courants ascendants qui épousent le fil de mon rêve et quand il vient à s’interrompre, je ne reconnais plus le paysage qui se dévide sous mon aile. Pourtant, hier, alors que je songeais que je rêvais encore, je reconnus fermement, dérivant au beau milieu de la rivière Hudson, la boule sombre aux apparences de mammifère sur laquelle, deux nuits plus tôt, j’avais fienté - toujours par distraction - alors que je l’avais choisie pour tout nouveau poste d’observation au milieu du parc.

Une rumeur s’était élevée comme quoi ces choses immondes d’en bas, espèces sans ailes et sans plumes, désordonnées, bruyantes et nauséabondes qui ont tout de même la vertu de produire des monceaux d’ordures délectables en quantités illimitées se désespéraient de retrouver jamais cette boule qui leur avait échappé, allez savoir comme ? Mais voici ce qui me surpris le plus et m’arracha à mon rêve aussi complètement que possible.


La boule avait un orifice rond surmonté d’un bec mou comme tous ces bipèdes plumés qui trépignent en toutes directions pour systématiquement revenir au même point. En plus de l’eau et des détritus que cette bouche d’égout articulée rejetait constamment, un phylactère de paroles embrouillées que couvraient le brouhaha ambiant s’écoulait en flot continu.

Vous imaginez ma curiosité piquée au sang ! Après plusieurs tentatives infructueuses de rase-vagues, je résolus simplement de me poser directement sur le méplat juste au-dessus du bec mou pour ne pas perdre un son de ce délire à la dérive. »

Pour ce qui va suivre, la maison des trois Valère plus un a mis à votre disposition, et sans frais supplémentaires, une équipe musclée de décrotteurs. En effet, traduire les paroles dégluties de la tête de feu le buste d’Edward aux mains d’agent dérivant au milieu d’Hudson River, paroles rapportées par une mouette rieuse nichant à la frontière d’East River dont le fort accent au gout de hareng est déjà totalement incompréhensible pour une mouette rieuse nichant ne serait-ce qu’au environs du Verrazano-Narrows Bridge, traduire donc demande un niveau de compétences que seuls trois décrotteurs au monde ont atteint. Les voici à votre service. Cela donne à peu près ceci, à peu près car il nous faut renoncer aux borborygmes dus aux renvois d’eau et d’excréments mélangés qui flottent à la surface et qui sont proprement (si l’on peut dire) non reproductibles ici.


Et la bouche disait :

« La dés-information est mère du dés-astre.

1981… c’était au temps où « Guitare Classique » avait le bon goût de ne pas parler de Field, pour la bonne raison que le magazine n’existait pas.

1991, c’est avec des guitares tout à fait dans le genre de celle audible sur cette vidéo que Dominique Field gagne une réputation internationale - en fait, dès 1989 avec Vladimir Mikulka puis Eduardo Egüez (l’homme du GR 20 qui avait oublié sa Friederich dans le train !), Eduardo Isaac.... -
«Guitare Classique » eut le bon goût de ne pas en parler, puisque le magazine n’existait pas.


Paisaje cubano con campanas‬‬


Ami et protégé de Robert Bouchet et de Daniel Friederich, Dominique Field creuse cependant sa propre direction de recherche d’une guitare qui réponde à toutes les exigences de confort, d’ampleur et de puissance des concertistes tout en poussant le plus loin possible les voies des grands maîtres et notamment Lacote, Torres, Haüser, Fleta… et encore Bouchet dont, cependant, il n’adoptera pas le fameux « système » (qui avait fait littéralement basculer la lutherie dans un autre monde) pour porter ailleurs ses innovations personnelles.

2001, il est adulé dans le monde entier comme l’un des plus grands luthiers contemporain offrant une alternative révolutionnaire aux guitares lattice et double table qui sont déjà des nouveautés vieilles de vingt ans. Sa liste d’attente s’allonge à 16 ans et de nombreux jeunes luthiers en parlent comme celui qui montre le chemin. « Guitare Classique », magazine alors fier de ses 2 ans, aura le bon goût de ne jamais parler de lui… pendant seize années et 67 numéros.


Movimento Violão: Eduardo Isaac


2011, 12, 13, 14, 15, Dominique Field ne cesse de faire évoluer son modèle, gagnant toujours en ampleur et en puissance mais aussi en luminosité, en équilibre, en souplesse et en matière dans le timbre. Et tandis que « l’autre voie » des guitares lattice et double table, nouveautés vieilles aujourd’hui de trente cinq ans (gonflées par un dumping commercial toujours féroce et toujours passage obligé des concours) gagne de plus en plus d’adeptes la vague Field & Cie ne cesse pour autant de prendre de l’ampleur, se dégageant totalement de la déjà ancienne dualité puissance/timbre.

Dans les jours prochains, Eduardo Isaac viendra s’entretenir des derniers détails de la fabrication de sa troisième guitare Field, confirmant une fidélité de 24 ans.

Est-ce vraiment parce que Dominique Field est « français » que « Guitare Classique » rompt ce silence assourdissant de 67 numéros ? Un argument aussi décevant qui frise la trollerie aux relents d’obscurantisme noir serait indigne du forum Delcamp. Je refuse de le croire.
NO ! NO ! IMPOSSIBOLE !... (traduction en français facile pour ceux qui ne maîtriseraient pas cet anglicisme Belgo-Suisse :
NON ! NON ! IMPOSSIBLE !...) »


Les décrotteurs ici tombent sur un bec et vous préparent la suite la tête au sec.
………………. À SUIVRE………………..

PS : Tous les Valère réunis, soucieux de vous livrer la vérité toute nue et crue, fût-elle arrachée au prix de leur vie, vous informe que LE CLICHÉ qui montre la fusion entre le noyau de notre galaxie et le ventre de la Field n° 230 EST SCIENTIFIQUEMENT AUTHENTIQUE…
Accouplement de la Field 230 avec le noyau.jpg
Autre détail et non des moindres, le phénomène de cette irradiation de taille gigantesque et de directions symétriques au plan de la voie lactée perdure après le choc au point de devenir permanent. Tentez une seconde de vous représenter l’énormité de ces deux nez rouges lumineux symétriquement accolés à notre galaxie. IMPOSSIBOLE !

Valère d’un clown
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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Re: Field… la piste secrète.

Message par nono51 » jeu. 09 avril 2015, 18:16

valère a écrit :

Une mouette rieuse qui loge habituellement tout en haut de la tourelle de la charmante bâtisse qui abrite le Brooklyn Ice Cream Factory, juste aux pieds du pont du même nom, survolait hier la rivière Hudson. C’est elle qui nous rapporte les informations uniques qui vont suivre. Écoutons là :

« Je suis distraite par nature. Si je n’y prends garde, je me laisse emporter par les courants ascendants qui épousent le fil de mon rêve et quand il vient à s’interrompre, je ne reconnais plus le paysage qui se dévide sous mon aile. Pourtant, hier, alors que je songeais que je rêvais encore, je reconnus fermement, dérivant au beau milieu de la rivière Hudson, la boule sombre aux apparences de mammifère sur laquelle, deux nuits plus tôt, j’avais fienté - toujours par distraction - alors que je l’avais choisie pour tout nouveau poste d’observation au milieu du parc.

Une rumeur s’était élevée comme quoi ces choses immondes d’en bas, espèces sans ailes et sans plumes, désordonnées, bruyantes et nauséabondes qui ont tout de même la vertu de produire des monceaux d’ordures délectables en quantités illimitées se désespéraient de retrouver jamais cette boule qui leur avait échappé, allez savoir comme ? Mais voici ce qui me surpris le plus et m’arracha à mon rêve aussi complètement que possible.


La boule avait un orifice rond surmonté d’un bec mou comme tous ces bipèdes plumés qui trépignent en toutes directions pour systématiquement revenir au même point. En plus de l’eau et des détritus que cette bouche d’égout articulée rejetait constamment, un phylactère de paroles embrouillées que couvraient le brouhaha ambiant s’écoulait en flot continu.
AAAHH :D :D La majestueuse mouette :)
Elle devrait essayer de s'en tenir aux étoiles (qu'elle aime tant côtoyer...) parce que l'IPlocation, aidée par des amis hautement placés, ne lui réussit pas :)
Entre New York, Kourou et Bucarest, elle devra beaucoup tourner...en triangle, ou en rond, ce qu'elle sait faire de mieux d'ailleurs...attention à la fatigue et à ne pas finir le bec dans l'eau, où dans le caca, puisque nous en sommes là maintenant. :shock: :shock:
valère a écrit :
Et la bouche disait :

« La dés-information est mère du dés-astre.

Valère d’un clown
La désinformation doit être aussi néfaste que la déformation de propos.

Affirmer qu'il n'y a pas d'articles sur des luthiers francophones, non français,...ne signifie pas qu'on a trop parlé de Field...relisez svp.

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Marieh
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Re: Field… la piste secrète.

Message par Marieh » jeu. 09 avril 2015, 20:02

nono51 a écrit :...relisez svp.
Tout ?

:chaud:

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mmarques
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Re: Field… la piste secrète.

Message par mmarques » jeu. 09 avril 2015, 20:42

Marieh a écrit :
nono51 a écrit :...relisez svp.
Tout ?

:chaud:
Oui t'es punie! :lol:
Éternel débutant...
Bastien Burlot MaestrO2 épicéa n° 108
Bastien Burlot Conservatoire 10ème anniversaire Delcamp n°2 cèdre.
https://www.youtube.com/user/mmarques931/videos

valère
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Re: Field… la piste secrète.

Message par valère » dim. 12 avril 2015, 10:32

Très cher Gilbert et infini Pépin,

Merci pour ta patience immuable. Je me suis par trop laissé distraire par les agressions généreuses...

... et un soupçon provo-maniaco-parano-néga-méga-géla-délationnistes du Front Nonoïste aux gants blancs comme neige au soleil. Mais il a tant besoin que l’on s’occupe de lui que c’en est touchant. Je te raconterai plus tard…

Pour l’heure, allons sans entrave à nos guitares – sereines et tout entièrement absorbées par une beauté en devenir qui nous attache tant à elles.

Et pour te répondre, je commencerai par la question de Maesto :
(viewtopic.php?f=67&t=33588&start=30)
« Tu parles d'une différence de maturité comparé à la Field. Si tu as un peu de temps, je serais curieux de savoir ce que tu entends par là et ce qui les rapproche et les différencie. »

Tu as peut-être remarqué que je m’intéressais un soupçon au travail de Dominique Field. Et beaucoup souvent m’ont demandé :
« Une Field !
 Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une Field ?
 Qu'est-ce qu'on y voit ?
 Quand elle est fermée
/
Y voit-on mille soleils
/ Tous à des yeux bleus pareils
/ Y voit-on briller la mer ?… »


Or, je suis un pisteur mais non un violeur et je me suis pudiquement astreint à publier la chaste photo que tu connais. Pourtant, comme j’ai, hier, évoqué la visite prochaine à son atelier d’Eduardo Isaac (j’aurais pu aussi parler de celle d’un jeune prodige du CNSM, obstiné joueur de Field…), il ne se passe pas une semaine sans qu’un luthier toque à sa porte pour lui poser la question :
« Une Field ! 
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une Field ? 
Qu'est-ce qu'on y voit ?

Quand elle est fermée
/ Y voit-on mille soleils… »


Eh bien, Field « leur dit tout », leur explique tout, ira même jusqu’à donner ses plans…

C’est le compagnonnage dont j’ai parlé dans un autre post, essentiel pour cette « famille » à laquelle on a fini par donner le nom de « école française » et la reconnaître telle, même si ces luthiers viennent parfois du monde entier…

Field ne leur dit pas comment « il doivent faire » mais leur expose ses propres choix et surtout la raison de ces choix. Il s’enquiert aussi « de tout » et analyse leurs solutions personnelles pour les conforter ou les orienter. Tout comme le firent Robert Bouchet et Daniel Friederich.

Bertrand Ligier a été et est toujours dans une réflexion en écho à celle d’un Dominique Field aujourd'hui perçu comme celui qui ouvre le chemin et donne la clef des champs dans un langage simple, concret.

Ce concret et cette précision sont une qualité remarquable et remarquée des propos rapportés dans l’article sus-cité.


Le mot « clef » n’est pas usurpé. Un éclairage rationnel peut agir comme une délivrance dans cette recherche où l’intuition et l’irrationnel guident le geste de la main, amoureuse du bois.

Attention, il ne s’agit pas de théories que l’on devrait appliquer mais bien d’un éclairage : à la fois une re-connaissance de toutes les voies conscientes et inconscientes qui ont conduit chacun dans sa mystérieuse recherche « d’un son » et un élargissement de la compréhension qui passe par une simplification là où l’esprit s’embrouillait encore dans un nœud de complexités.

Mais, mais… mémé… !!! Comme pour les luthiers avides d’avancer dans leur quête, à nous lecteurs, Dominique Field, dans l’article sus-cité, livre tous ses secrets, sans réserve aucune, à travers des photos toutes aussi claires et parlantes que les propos.

Il ne te reste plus qu’à scanner, puis passer dans ton imprimante 3D, et le tour est joué !...



…………………….. À SUIVRE ……………

Très cher Gilbert, tu auras salué à l’occasion le temps que j’ai passé à mouliner ce message à GouGueule Crade pour tenter au mieux de t’épargner les engelures de la perplexité. J’espère y avoir un peu réussi.

Au plaisir de te revoir.
Valère

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Re: Field… la piste secrète.

Message par valère » ven. 14 octobre 2016, 22:01

L'orage qui s'attarde, le lit défait, la fenêtre qui bat dans la chaleur, et le sang dans sa fièvre.
Je reprends la main proche à son rêve, la cheville à son anneau de barque retenue contre un appontemeni,
dans une écume, puis le regard, puis la bouche à l'absence et tout le brusque éveil dans l'été nocturne
pour y porter l'orage et le finir.


La main... le rêve... mais aussi LE REGARD... voilà les "outils" du luthier... lorsqu'il crée... non "une guitare"... mais UN SON.

230 - 231 - 232 - 233 - 234 - 235 - 236 - 237 - 238 - 239. Depuis plus d'une année, j'avais de quoi user votre patience à force d'élucubrations verbales pour tenter encore et encore l'impossible : témoigner de la progression INEXORABLE du travail de Dominique Field qui se surpasse à chaque guitare. Pas une qui ait démenti cette escalade inimaginable tellement elle est palpable.

Il serait abusif de dire qu'une guitare est meilleure que la précédente et moins bonne que la suivante. Non, ce n'est pas ça. Pas une frette de faiblesse dans sa production, d'une régularité exemplaire ! MAIS LE SON !!! Ce quelque chose d'indéfinissable qui vous emporte... ne dirait-on pas que de guitare en guitare, il se matérialise là, devant soi, comme UNE PERSONNE... une GRANDE personne.

Vous êtes de longtemps convaincus que je me noie soit dans l'alcool, soit dans l'idolâtrie. C'est ignorer les dix guitaristes de plus qui depuis un peu plus d'une année se diluent dans la stratosphère chaque fois qu'ils mettent un doigt sur leur Field toute neuve. Voyagez, allez à leur rencontre, plutôt que de rancir dans un scepticisme narquois. On vous apporte la clef des champs sur un plateau.

On... eh bien justement... regardez bien la page 7... et nous en reparlerons.
https://issuu.com/orfeomagazine/docs/orfeo_7_fr

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Re: Field… la piste secrète.

Message par wchyme » sam. 15 octobre 2016, 07:20

valère a écrit : Valère d'accordéon
:shock:

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Re: Field… la piste secrète.

Message par milsabords » sam. 15 octobre 2016, 11:17

ça valere de rien comme ça*, mais c'est qu'il en fait des phrases . cela dit , cet imbroglio tres personnel n'est pas toujours compréhensible , parfois même on se parle à soi même . et ça doit m'arriver aussi .


* jeu de mot
- milsabords ; bourreau des coeurs d'artichauts.
- milsabords ; scénariste à ses heures perdues.
- pci
- P4 ( toutes institutions confondues )
- inventeur du pétadou
- D0 -3
- Meuh !

milsabords est aussi compositeur .

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FabienSimon
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Re: Field… la piste secrète.

Message par FabienSimon » sam. 15 octobre 2016, 12:45

Un grand merci à Valère d'avoir remis en avant ce lien vers ce magazine somptueux "Orféo", très riche en texte et images, nous faisant parfois découvrir de nouveaux ou parfois d'anciens luthiers souvent chargés d'un très grand savoir faire.

C'est certain lorsque des luthiers actuels s'appuient sur les connaissances de ces très grands que sont Robert BOUCHET, Daniel FRIEDERICH etc... additionnées à leur propre expérience et recherches ça engendre très souvent des artisans exceptionnels dont fait partie Dominique Field.
J'ai entendu sonner une Field sous les doigts d'Eduardo Isaac dans une église près de Nancy, c'est le type de concert qui vous hisse sur un nuage, quelque soit le répertoire, par exemple le lyrisme de Maria de Buenos aires était exceptionnel en plus des autres pièces, certes à la fin, il faut redescendre hélas. Alors éventail à 5 ou 7 branches, cèdre ou épicéa, je retiens surtout ceci:
"...D'une certaine manière l'homogénéité est la chose la plus difficile à réussir, le grand enjeu, la dernière difficulté de la lutherie!..."
C'est en quelque sorte un témoignage qui nous fait part que des améliorations sont encore possibles, c'est aussi une leçon de modestie venant de ce luthier qui frôle de par ce que j'ai entendu la quasi perfection...
Dernière modification par FabienSimon le sam. 15 octobre 2016, 20:33, modifié 1 fois.
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Re: Field… la piste secrète.

Message par Maurice » sam. 15 octobre 2016, 13:10

@milsabords pas d'accord,ce dit Valère est très compréhensible : "le luthier ne crée pas une guitare mais un son"
s'ils ne créaient que des objets "inertes" comme des buffets ou des chaises, les luthiers seraient tous des gens peinards, cette quête du son est leur malédiction, parce qu'elle représente un horizon inatteignable, une quête qui ne peut les épargner du doute, comme dit FabienSimon : la "quasi-perfection" est le mieux qu'ils puissent obtenir, en ce sens, me semble-t-il, les luthiers sont plus des artistes que des artisans.

je ne comprends pas pourquoi on m'a sucré mon "Valère bivore", pour parler aussi bien de Field il faut sacrément l'être. :oops:

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