Quoi de neuf ?... Torres.

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Anon.

Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Anon. » jeu. 05 juin 2014, 11:44

Jean-François Delcamp a écrit :@ Jules,
un jour, au tout début des années 80, j'ai joué dans un château avec un ami flûtiste, c'est un pharmacien de Montauban (j'étais un proche d'une de ses proches) qui avait concocté notre concert (non payé).(...)
J'ai fait plein de prestations gratos. Aujourd'hui je n'en ferai plus, même pour des amis je réfléchirai avant de m'engager.

Il aurait fallu demander de l'argent à ce fortuné pharmacien/châtelain. Il aurait peut-être pris votre prestation plus au sérieux. Ce qui n'empêche pas qu'il donne du "mon brave". Cependant, je ne trouve pas le mot particulièrement violent. Après il y a le contexte, le ton, le regard etc...

Il n'y a que trois possibilités d'interagir avec son prochain: le sacrifice ( l'altruisme, l'empathie etc...), la force ( coercition, négation d'autrui.... ), l'échange ( discussion, commerce etc...).

En acceptant de ne pas être payé vous êtes dans une situation de soumission qui correspond à un sacrifice si celle-ci est accepté.
Exiger un paiement, ce n'est pas être un avare. C'est au contraire instituer entre vous et autrui un respect mutuel.

L'argent sera alors une marque de l'estime que vous porte votre prochain. Si l'on ne vous paye pas d'une façon ou d'une autre, c'est que l'on ne vous estime pas.

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jiemef
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par jiemef » jeu. 05 juin 2014, 12:08

valère a écrit :« Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie »
Bravo! :lol: ça me parait être la plus juste conclusion d'une discussion qui se perd trop souvent à mon gout dans la vaine prolixité et la vénération du matériel :chaud:

merci à Franssou (et à Valère) pourl'partaje :mrgreen:
Anon. a écrit :L'argent sera alors une marque de l'estime que vous porte votre prochain
et que l'on porte à soi même! en tout cas c'est un des préceptes de base de la psychanalyse...
ça se discute, comme on dit pudiquement :mrgreen:

guillermole
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par guillermole » jeu. 05 juin 2014, 12:34

Il n'y a que trois possibilités d'interagir avec son prochain: le sacrifice ( l'altruisme, l'empathie etc...), la force ( coercition, négation d'autrui.... ), l'échange ( discussion, commerce etc...).
Il y'a aussi une 4 eme possibilité ; un pain dans la tronche .
https://www.flamencos-olea.com/

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Marieh
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Marieh » jeu. 05 juin 2014, 12:41

Anon. a écrit :Ce qui n'empêche pas qu'il donne du "mon brave". Cependant, je ne trouve pas le mot particulièrement violent
Condescendant, sûrement.
Ce qui donne envie effectivement d'utiliser la 4ème possibilité évoquée par Guillermole ! :lol:

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Jean-François Delcamp
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Jean-François Delcamp » jeu. 05 juin 2014, 12:57

guillermole a écrit :
Il n'y a que trois possibilités d'interagir avec son prochain: le sacrifice ( l'altruisme, l'empathie etc...), la force ( coercition, négation d'autrui.... ), l'échange ( discussion, commerce etc...).
Il y'a aussi une 4 eme possibilité ; un pain dans la tronche .
la castagne, j'ai jamais osé, peut-être que ça peut renforcer les liens :lol: :lol: :lol: :lol:
bon, j'ai déjà le kayak, la lutte ce sera pour plus tard, actuellement je fais 1,85 m et 82 kg, et aucune pratique, je suis sûr qu'un gamin me met par terre vite fait, en une seule prise.

Mes excuses à Valère, on lui squatte sa discussion de façon honteuse.
En tant qu'admin je devrais donner l'exemple, mais j’adore trop cette discussion à bâtons rompus.
Je propose une solution.
Dès que j'ai le temps, je vais faire ça :
je vais faire une copie de cette discussion et la baptiser "Quoi de neuf ?... TORRES [non squatté]"
dans cette copie, les digressions seront supprimées.

Jef
:( + ♫ = :)

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mmarques
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par mmarques » jeu. 05 juin 2014, 13:07

Jean-François Delcamp a écrit : je vais faire une copie de cette discussion et la baptiser "Quoi de neuf ?... TORRES [non squatté]"
dans cette copie, les digressions seront supprimées.

Jef

Bonne idée, c'est vrai que des fois on hésite à intervenir de peur de trop dévier le sujet (ce qui peut être frustrant pour l'auteur), du moins c'est mon cas :)
Éternel débutant...
Bastien Burlot MaestrO2 épicéa n° 108
Bastien Burlot Conservatoire 10ème anniversaire Delcamp n°2 cèdre.
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valère
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par valère » jeu. 05 juin 2014, 13:50

mmarques a écrit :
Jean-François Delcamp a écrit : je vais faire une copie de cette discussion et la baptiser "Quoi de neuf ?... TORRES [non squatté]"
dans cette copie, les digressions seront supprimées.

Jef

Bonne idée, c'est vrai que des fois on hésite à intervenir de peur de trop dévier le sujet (ce qui peut être frustrant pour l'auteur), du moins c'est mon cas :)
Si je puis me permettre, n'en faites rien. J'étais très sérieux quand je disais que vous étiez les bien venus.
D'une part je me sens moins seul à disserter entre mes clones, ensuite c'est très convivial, et puis on puise toujours des éléments de réflexion qui ouvrent de nouvelles portes...

et enfin, on a beau faire, on digresse de toute façon... alors ? Comme je me rappelle quand même encore comment naviguer entre les blocs de glace avec un simple coup de rein, ça ne me pose vraiment aucun problème.

Par exemple, et pardon de n'avoir eu le temps de développer dans l'instant, les commentaires de Jules et de Jean-François me rappelaient dans quel contexte social et personnel... au-delà de l'épouvante... Torres a découvert sa vocation de luthier. Il y a, me semble-t-il, là-dessous une question qui pointe son nez sur la "fonction" de la beauté, non ?

Donc, voyez, ne m'abandonnez pas.

Valère

Benoît Ducène
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Benoît Ducène » jeu. 05 juin 2014, 14:00

Bonjour à tous,

Je me permets d'intervenir parce que j'ai entendu une Torres tout récemment, à moins de 10m.

A l'issue d'un concert (donné sur une Gnatek, cèdre), Rafael Aguirre a gratifié le public de plusieurs bis sur des guitares (jugées) historiques (par les organisteurs et/ou exposants du festival de lutherie dans lequel s'inscrivait ledit concert). De mémoire, il a joué une Enrique García, une Vicente (de) Arias, une Ramírez de 1970 fabriquée par un luthier qui a fait son chemin seul depuis (Rodríguez, je crois) et, pour terminer, une Torres !

Que dire ? Sans connaître hauteur et types de cordes, avec quatre pièces différentes (et davantage si on étend la comparaison à la Gnatek) et quasiment toutes virtuoses, voire très virtuoses... Rien ou presque. C'était émouvant d'entendre ces vieilles dames sous les doigts de ce grand professionnel, mais ce dernier tirant le maximum de chaque guitare (en termes de dynamique au moins, je ne parle pas des couleurs), il est certain que le niveau de dynamique(s) de la jeune Gnatek était largement supérieur.

Etait-on là face à des guitares historiques sonnant comme au premier jour ? Sans cordes en boyau avérées, sans savoir si/comment elles avaient été restaurées, non, d'autant que le bois "vieillit" et s'assèche immanquablement, ce qui modifice la réponse de la guitare... Intéressant tout de même.

Du point de vue de l'émotion pure, j'ai été ému par Johan Fostier (Lowden, Field, Marín), Pavel Steidl (Stauffer, sa copie et diverses guitares modernes) et Roland Dyens (guitare d'un élève de master class) et pas grâce à leur guitare du moment.

valère
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par valère » dim. 08 juin 2014, 07:32

Jean-François Delcamp a écrit :tu sais tenir ton cap Valère, chapeau ! Promis dès que je peux j'écoute une Torres.
Cher Jean-François et tutti,

C’est que c’est un Cap de Grande Espérance, voilà tout…


Mais 1,85 dis-tu ? Tu ne serais jamais rentré dans un Kayak Tchouktche !... Vive le multiculturalisme !!!...

C’est une histoire bien différente qui arriva à mon arrière-grand-père. Dignitaire de notre village, il avait été enrôlé d’office par les représentants d’une grande puissance étrangère dans un simulacre de représentation diplomatique. Comme cela se déroulait dans la capitale même de ce grand pays, à peine eut-il remis le pied sur notre terre, débarquant d’un vapeur crachant une fumée aussi noire que les présages qu’il rapportait, que tout le village se jeta sur lui.

Impossible de savoir, de nos oreilles ou de nos yeux, lesquels étaient la plus écarquillés ! Pourtant, il ne lâcha que cette unique phrase que chacun entendit distinctement comme si elle eut été énoncée pour lui seul :

« D’égout et des couleuvres, on ne discute pas. »

On chercha longtemps dans la haute cheminée qui glissait déjà sur l’eau en direction du nord-ouest (sans doute vers le port de Pevek) le sens de ces mots que nous ne pouvions pas comprendre. On inscrivit aussitôt cet aphorisme énigmatique au patrimoine immatériel de notre culture, confiant qu’un jour viendrait où un homme (ou un signe) nous en révèlerait la vérité profonde.

Je ne vous en dis pas plus, ce n’est pas le lieu, mais toujours est-il que ces quelques mots continuent de me secouer comme un Yuzak fou qui, d’instinct, me pousse à toujours axer ma ligne de foi sur Grand Espérance.


Ainsi, dans ce pays-ci de France, où tous sans exception, nous cherchons toujours quatorze heures à midi, j’ai cru distinguer nettement un alignement que j’ai cru bon de vous signaler pour le cas où vous croiriez utile de porter un intérêt à cette navigation.

Peut-être est-il plus visible de loin, car tous nos amis d’un autre pays que le nôtre en parlent volontiers tandis que nous sommes d’une prudence inouïe à le géolocaliser.

Je veux parler d’une filiation qui s’est tissée, on pourrait dire spontanément, entre plusieurs luthiers au fil de quatre générations, créant une famille de lutherie de haut vol. Depuis les autres pays, elle est même nommée couramment « lutherie française ». On y reconnaît distinctement un soin exceptionnel apporté à l’esthétique, comme si chacun de ces luthiers exerçaient un goût infatigable jusque dans les moindre détails, aidés d’un tour de main, d’un coup de patte digne des plus grands artisans.

On y reconnaît également un instrument très timbré, très performant dans l’équilibre, la séparation des voix, la souplesse des couleurs, le sustain et enfin la portée.

Enfin, dans ce compagnonnage informel, on reconnait une grande liberté d’affirmation de chacune des personnalités.


Cette histoire à commencé avec Robert Bouchet et son ami Christian Aubin. Tous deux ont accompagné Daniel Friederich au métier, on connaît la suite. Plus tard, Dominique Field, ami de Robert Bouchet (dont il devient le réparateur officiel) et protégé de Friederich s’impose partout dans le monde tandis que Dominique Delarue ouvre une voie personnelle de très grande qualité dans le prolongement de celle de Friederich. Puis viennent Jean-Noël Rohé et Vincent Dubès qui apportent chacun leur originalité à l’édifice. Et aujourd’hui l’histoire se poursuit encore avec quelqu’un dont nous reparlerons sur un autre post, Bertrand Ligier et déjà deux autres qui pointent leur talent…

Vu d’ici France, il y a comme une bizarrerie à parler de la sorte, comme s’il s’agissait d’élire une caste. Il serait préférable de se comprendre en terme de cépage et de grands domaines… afin de lire à notre tour ce que nos amis estrangers déchiffrent sans peine. Car ce qui trouble, c’est que cette famille très distincte n’est, en même temps, pas une « école » au sens par exemple de la lutherie de Madrid, ou de l’Andalousie… pourtant, l’intérêt à mes yeux, est que ces luthiers se communique une forme de transmission qui dépassent leur personnalité. De cela aussi, il faudrait reparler…

OR, HORS, OREILLE… où est donc or ni car le lien avec le post ? Avec ce Cap de Grande Espérance vers lequel je fais route ????????????????????

C’est que, par entre autre le truchement de Julian Gomez Ramirez, le grand inspirateur de Robert Bouchet était… était… était… eh oui !!!!!!! ni plusssss, ni moinsss…


Et l’on peut être certain de moins se tromper en affirmant que toutes les premières guitares de Robert Bouchet étaient bien des Torres à peine maquillées.

A suivre… si vous le voulez bien…

Car j’en vois qui sont de longtemps levés, il est temps que j’y aille…
Valère

valère
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par valère » dim. 08 juin 2014, 12:30

Pour parvenir à nous glisser entre les confusions aussi souplement qu'entre les blocs de glace dérivantes, je signale à ceusssse qui ont la témérité de me lire que "la ligne de foi" est un terme géométrique qui, appliqué à notre navigation, désigne l'axe du kayak.
V.

Anon.

Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Anon. » lun. 09 juin 2014, 13:01

valère a écrit :(...)

Vu d’ici France, il y a comme une bizarrerie à parler de la sorte, comme s’il s’agissait d’élire une caste. Il serait préférable de se comprendre en terme de cépage et de grands domaines… afin de lire à notre tour ce que nos amis estrangers déchiffrent sans peine. Car ce qui trouble, c’est que cette famille très distincte n’est, en même temps, pas une « école » au sens par exemple de la lutherie de Madrid, ou de l’Andalousie… pourtant, l’intérêt à mes yeux, est que ces luthiers se communique une forme de transmission qui dépassent leur personnalité. De cela aussi, il faudrait reparler…
(...)
Intéressant !
Entre tous ces luthier estampillés "made in France" y' a-t-il des choses communes ( même formation, similarité dans la production etc french touch en somme ) autre que l'origine nationale ?

J'ai plutôt l'impression d'une grande diversité, avec, pour l'essentiel, un respect de la tradition ( même si certains innovent, l'un empêche pas l'autre ). Difficile pour moi alors de dire ce qu'est ou serait la french touch et si il y en a une.
C'est peut-être alors cette diversité, cette richesse de la production et justement l'absence de similarité de la part de producteurs made in France qui permettrait d'estampillé un luthier comme tel ?
Les étrangers devant la production française serait un peu dans la surprise à chaque fois ? C'est sur que pour les guitares australiennes par exemple on sait beaucoup plus à quoi s'en tenir.

Confajac

Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Confajac » lun. 09 juin 2014, 14:12

Anon. a écrit : C'est peut-être alors cette diversité, cette richesse de la production et justement l'absence de similarité de la part de producteurs made in France qui permettrait d'estampillé un luthier comme tel ?
Tout à fait d'accord avec cette "impression". Je trouve que beaucoup de luthiers en France ont leur propre chemin et voie d'exploration avec des caractéristiques assez distinctes. Un peu comme nos vignobles :D . Un autre signe d'identité culturelle ?

Benoît Ducène
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par Benoît Ducène » mar. 10 juin 2014, 18:10

Anon. a écrit :
valère a écrit :(...)

Vu d’ici France, il y a comme une bizarrerie à parler de la sorte, comme s’il s’agissait d’élire une caste. Il serait préférable de se comprendre en terme de cépage et de grands domaines… afin de lire à notre tour ce que nos amis estrangers déchiffrent sans peine. Car ce qui trouble, c’est que cette famille très distincte n’est, en même temps, pas une « école » au sens par exemple de la lutherie de Madrid, ou de l’Andalousie… pourtant, l’intérêt à mes yeux, est que ces luthiers se communique une forme de transmission qui dépassent leur personnalité. De cela aussi, il faudrait reparler…
(...)
Intéressant !
Entre tous ces luthier estampillés "made in France" y' a-t-il des choses communes ( même formation, similarité dans la production etc french touch en somme ) autre que l'origine nationale ?

J'ai plutôt l'impression d'une grande diversité, avec, pour l'essentiel, un respect de la tradition ( même si certains innovent, l'un empêche pas l'autre ). Difficile pour moi alors de dire ce qu'est ou serait la french touch et si il y en a une.
C'est peut-être alors cette diversité, cette richesse de la production et justement l'absence de similarité de la part de producteurs made in France qui permettrait d'estampillé un luthier comme tel ?
Les étrangers devant la production française serait un peu dans la surprise à chaque fois ? C'est sur que pour les guitares australiennes par exemple on sait beaucoup plus à quoi s'en tenir.
Bonjour,

Autant je suis d'accord sur la diversité française et les surprises à la clé, autant je ne le suis pas par rapport à la prédictibilité des luthiers australiens... Même dans le courant (majoritaire) des treillis/lattice, il y a des différences substantielles entre les extrêmes Smallman (objectivement anti-musicales et au timbre "différent" pour le dire gentiment - du moins les 2 exemplaires essayés) et les nettement plus homogènes Gnatek ou Price - Marty en faisant pas à proprement parler un barrage lattice -, qui ont de surcroît un timbre beaucioup plus acceptable, voire presque beau. La Redgate que j'ai essayée était homogène mais avait un timbre peu agréable, pas aidé par une réponse trop vive, martelant chaque note.
En outre, plusieurs liuthiers australiens ne font pas de guitares lattice... Les Australiens/australiennes sont juste moins connus que les Français/françaises en France, je pense. Moi-même, je connais finalement très peu de guitares australiennes. J'ai pu mettre mes doigts sur seulement 7 d'entre elles, il me semble.

Le bonheur est dans la diversité, en France, en Espagne, en Australie, en Allemagne, en Belgique même :D
Ceci étant dit en dehors de toute question légitime sur l'homogénéité de la production de chaque luthier, bien sûr. Et là, on peut être très déçu, quel que soit le pays.

valère
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par valère » mer. 11 juin 2014, 03:39

valère a écrit :
Jean-François Delcamp a écrit :tu sais tenir ton cap Valère, chapeau ! Promis dès que je peux j'écoute une Torres.
Cher Jean-François et tutti,

C’est que c’est un Cap de Grande Espérance, voilà tout…

Je veux parler d’une filiation qui s’est tissée, on pourrait dire spontanément, entre plusieurs luthiers au fil de quatre générations, créant une famille de lutherie de haut vol. Depuis les autres pays, elle est même nommée couramment « lutherie française ». On y reconnaît distinctement un soin exceptionnel apporté à l’esthétique, comme si chacun de ces luthiers exerçaient un goût infatigable jusque dans les moindre détails, aidés d’un tour de main, d’un coup de patte digne des plus grands artisans.
On y reconnaît également un instrument très timbré, très performant dans l’équilibre, la séparation des voix, la souplesse des couleurs, le sustain et enfin la portée.
Enfin, dans ce compagnonnage informel, on reconnait une grande liberté d’affirmation de chacune des personnalités.


Cette histoire à commencé avec Robert Bouchet et son ami Christian Aubin. Tous deux ont accompagné Daniel Friederich au métier, on connaît la suite. Plus tard, Dominique Field, ami de Robert Bouchet (dont il devient le réparateur officiel) et protégé de Friederich s’impose partout dans le monde tandis que Dominique Delarue ouvre une voie personnelle de très grande qualité dans le prolongement de celle de Friederich. Puis viennent Jean-Noël Rohé et Vincent Dubès qui apportent chacun leur originalité à l’édifice. Et aujourd’hui l’histoire se poursuit encore avec quelqu’un dont nous reparlerons sur un autre post, Bertrand Ligier et déjà deux autres qui pointent leur talent…

Valère
Selon les critères que tu énonces, Valère, si l'on te prends au mot, et même pourquoi pas à la lettre, il serait tout à fait légitime, et même pourquoi pas désirable, d'ajouter à cette "famille" Olivier Fanton d'Andon.

L'impulsion du triumvirat Bouchet/Aubin puis Friederich d'un style et d'une qualité de lutherie poussés à l'extrême se retrouve au mot et à la lettre dans le Grand Œuvre de ce maître luthier.

Mais en même temps je comprends pourquoi tu as souhaité en parler de manière distincte. Il a en effet abouti le déploiement d'un paysage sonore qui tranche avec tout ce qu'on connait.

Ce qui est tout à fait significatif, c'est que si l'on prend le carré d'as Friederich, Field, Rohé, Dubès auquel on ajoute l'Ermite Delarue, le sonorité de leurs guitares ne se confondent pas du tout (tu sais, c'est la vieille théorie de Valère qui veut que ce soit le luthier qui transmet son son au bois, comme ensuite le guitariste le fera à la guitare) et en même temps, il y a une "parenté élective". Avec Fanton d'Andon, on est clairement ailleurs, c'est l'échappé bel.
Valère (l'autre je)

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nono51
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Re: Quoi de neuf ?... TORRES.

Message par nono51 » lun. 16 juin 2014, 16:34

valère a écrit : Ce qui est tout à fait significatif, c'est que si l'on prend le carré d'as Friederich, Field, Rohé, Dubès auquel on ajoute l'Ermite Delarue, le sonorité de leurs guitares ne se confondent pas du tout
Valère (l'autre je)
Seriez-vous prêt à tenter le coup à l'aveugle ??? ;) Je poste un enregistrement audio de bonne qualité de chaque guitare citée (libre de droit bien sûr) et vous me dites à quelle guitare celà correspond ? :D

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