Quel est ce palissandre ?

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frankie

Re: Quel est ce palissandre ?

Message par frankie » mar. 11 novembre 2014, 16:43

Certes, Bernabé n'est pas le premier venu. Mais, il n'est pas en cause non plus.
L'administration demande un certificat pour autoriser l'utilisation de bois inscrit à l'annexe I (ou II, moins contraignante) de CITES sous peine de confiscation. Donc les vieux stocks et les cessions entre particuliers sont très difficiles à justifier, sauf à disposer de certificat attestant dans le passé que ce bois a bien été coupé à tel endroit par telle entreprise et à telle époque d'avant l'interdiction, circonstance assez improbable en pratique. Il reste alors à faire analyser le bois en laboratoire de chimie pour la datation de sa coupe. Une galère où un luthier hésite à deux fois à s'aventurer pour des raisons que l'on comprend aisément.
C'est d'autant plus aberrant qu'un luthier hérite ou doit faire acquisition en début de carrière d'un stock de bois sur lequel il va pouvoir travailler ou qu'il fera vieillir en attendant le moment propice -certains bois ont plus de 100 ans !). Et qu'il reste des stocks non encore utilisés, et qui seront aussi cédés...
Pour éviter de se faire saisir un stock de bois de qualité dont il ne pourra prouver l'origine (c'est à lui de fournir la preuve), il évitera donc en général certaines appellations qui le mettraient en difficulté. Il écrira "bois rouge" au lieu de palissandre de Rio ou palissandre CA (Centre Afrique) au lieu de palissandre de Madagascar, etc.
Ce problème concerne également les intermédiaires qui n'ont pas écoulé leurs vieux stocks... ou qui font acquisition de bois sans les garanties nécessaires (et suffisantes ?).
La loi ne prend pas en compte ce problème. Il aurait suffi qu'on accepte une déclaration sur l'honneur du luthier de n'utiliser (et de n'acquérir) que des anciens stocks, c'est-à-dire constitués avant l'application effective des annexes I et II de CITES, à charge pour lui de justifier l'acquisition de bois récemment coupé.
Cette situation transitoire n'est pas prise en compte et rejaillit sur le simple particulier qui peut se faire confisquer sa guitare à une douane où un douanier trop sourcilleux ne trouvera pas le document justificatif idoine.

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