Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

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jlg2
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par jlg2 » mer. 22 août 2018, 18:44

des sillons corticaux ? (de Valère :mrgreen: )

jlg2
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par jlg2 » mer. 22 août 2018, 21:40

bon,tout ça tout ça ....mais on ne sait toujours pas quel est le luthier


:mrgreen: :mrgreen:

:okok:

valère
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » dim. 26 août 2018, 01:38

jlg2 a écrit :
mer. 22 août 2018, 21:40
bon,tout ça tout ça ....mais on ne sait toujours pas quel est le luthier


:mrgreen: :mrgreen:

:okok:
jlg2 a raison !!!... Le plus que parfait du subjectif nous pend au crime. Les heures se comptent en minutes.
Observez ce cliché retrouvé dans la taie et nous plus dessus. Képi cachait… car lui savait !... Mais que savait-il ?

L’urgence ici hurle au sang son cri farouche……….
LA GRIFFE.jpg

On distingue très clairement sur la photo cachée les reflets de deux yeux prêts à tout… c’est dire l’intensité de la lueur de meurtre qui les enflamment.
On distingue encore plus clairement quatre longues griffes acérées mirant leur intraitable détermination à l’orée d’une bouche béate d’effroi.

Têtue taie, pourquoi t’es-tu tue ?

Sans Isa – et non Legato – les gâteaux du tout Chartres nous courussions zencore !!! De pâtisserie en salon de thé, t’es-tu imaginée le temps perdu à dénuder les Pèlerins de leur armure de fer et de leur robe de soie. Et pour quoi ? Pour un gardien de nuit gourmand et une taie taiseuse !!!...

Isa a raison zitou ! C’est à la cathédrale que tout nous mène. Retournons zà la cathédrale.

Et c’est là que les quarante Valère se précipitèrent aussitôt comme un seul homme… mais il était bien trop tard. Dépités, l’heure dégorgeant maintenant son ancre de désespérance était sombre et lasse. Quarante Valère errant dépités en cette sombre forêt de pierre, hélas, ça se remarque. Soudain l’un d’eux s’écria : « Tiens ! Il y a des grenouilles par ici ??!! ».

Il voulait par ces mots citer une citation célèbre du célèbre auteur argento-polonais, Witold Gombrowicz dans l’un de ses non moins célèbres romans : Trans-Atlantyk… mais personne ne s’en aperçu. Des forumistes très fatigables à la lecture rêvassaient à quelque fable de La Fontaine et ruminaient entre leurs dents : "Je ne vois pas le bœuf, où est le bœuf ? ". L’un pensa à Jean-Pierre Brisset et se promis de lire un jour « La Grande nouvelle ». Tout partait à la dérive quand une voix timide brisa ces tergiversations molles.

C’était effectivement une grenouille qui s’adressait à eux en ces termes choisis :
...............................
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Isabelle Frizac
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par Isabelle Frizac » dim. 26 août 2018, 10:02

Côa, côa ?

Qui ose venir troubler ma quiétude en ce jour dominical où mes compagnes et moi avons tant de travail dans les bénitiers ?
Qui s' y frotte s' y pique ( devise lorraine).
Que trépasse si je faiblis !
Gardez espoir .
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par jlg2 » dim. 26 août 2018, 11:02

en tout côa ,c'est bô :okok:

valère
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » mer. 29 août 2018, 03:06

Et effectivement, en termes choisis, une grenouille leur parla. Elle avait une voix flutée qui rappelait le ruisseau frais des montagnes ou bien l’ineffable nuit des grenouilles Guadeloupéennes. Cette singularité forçait l’écoute et suscitait le respect :

« Pardonnez messieurs si je vous importune mais il est si rare de voir les quarante Valère réunis comme un seul que je m’inquiétais d’un si grand et visible tourment. D’ordinaire les Valère se suivent et ne se rassemblent pas. Serait-ce au sujet de l’affaire qui a retourné ce saint lieu toute cette journée ? »


« Chère Madame, l’indifférence n’atteint pas le nombre des Valère et nous sommes accourus au grand complet pour tenter de sauver un homme précieux, un juste que nous savons en grand danger. Mais de quelle affaire parlez-vous ? S’agirait-il de lui ? Son nom est Képi. »
« Oui, Képi, c’est bien ça ! »

Impossible de décrire l’émoi des quarante valeureux Valère et comment ils pressèrent de questions dame grenouille qui leur répondit en termes choisis :
« Cet homme preux a eu la courtoisie de s’adresser à moi en termes choisis. Il me dit ces mots que je n’oublierai jamais : Gente et belle dame, vous me trouvez bien marri à cette heure. Képi je suis et mène l’enquête. Le génie de Legato m’a conduit à cette rosace-ci et je vis qu’elle faisait pendant à cette rosace-là. Le génie de Legato (je ne trouve pas d’autre mot) attira mon attention par moitié de la mesure du diamètre à m’intéresser à son rayon mais surtout, par déduction, à son centre. Or, par vocation, j’ai été mis très tôt au secret de l’instruction. Toutes les belles choses que mes camarades enfants recevaient en partage m’ont été mises sous scellés si bien que je constate que ces images qui ornent les deux rosaces et qui ressemblent fort aux bandes dessinées de ma jeunesse ne font écho à aucune histoire connue de moi. Auriez-vous l’obligeance de m’en aviser ? Il y va certainement de la vie d’un grand nombre. »

« Alors, poursuivit dame grenouille, je lui racontais en termes choisis le destin singulier de ce jeune homme dont vous tairez le nom, boosté par un père très haut placé dont le nom ne se prononce pas, et qui, quoique chaste, à ses très nombreux enfants ne légua tôt qu’un bout de pain et du vin. Pourtant il jouit, encore deux mille ans plus tard, d’un service de com hors du commun. Je ne vous refais pas l’histoire, vous la connaissez. Cependant, je ne m’imaginais aucunement en cet instant que des paroles aussi simples, que tout le monde aurait pu dire à ma place, allaient avoir des conséquences aussi fâcheuses ! »

Impossible de décrire l’émoi des quarante valeureux Valère et comment il pressèrent de questions dame grenouille. Celle-ci ne se fit pas prier, ce n’était pas dans ses gènes, et raconta.

HISTOIRE VRAIE QUE RACONTA DAME GRENOUILLE
AUX QUARANTE VALÈRE 
:

Nous sommes au regret d’interrompre cette histoire bien qu’elle ne soit pas commencée car au même moment, l’un des Valère recevait une dépêche très pressente l’informant que, dans un lieu insu de tous, l’arme se préparait.
Or, si l’on en croit la photo jointe, l’arme serait peut-être la lame par laquelle tout le crime arrivera.
L’urgence ici muette pousse son terrifiant cri blanc. Il glace jusqu’au fond des villages les plus reculés le sang des petits enfants alités. Ces têtes innocentes ne savent la cause de l’angoisse verte qui empoisonne leurs rêves car ils n’entendent rien que la hulotte qui quitte le nid des serpents.

COUP FATAL.jpg
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valère
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » dim. 02 septembre 2018, 01:53

De la dépêche à la grenouille, une simultanéité frappante mit à terre quarante Valère comme un seul. Ubiquité de la Bête ? Képi sera-t-il sur le coup ? Entre le tard et le trop y avait-il encore place pour la fissure d’un espoir ? Pas d’autre alternative que d’écouter jusqu’au bout
L’HISTOIRE VRAIE QUE RACONTA DAME GRENOUILLE
AUX QUARANTE VALÈRE :


« Képi se confondit d’abord en remerciements : Sans vous Dame Grenouille, j’étais tout à fait égaré. Mon chef est rentré de ses vacances mais il est bien trop occupé pour que j’en puisse attendre un soutien quelconque. Et puis, de la qualité des informations que vous venez si généreusement de me prodiguer, j’en déduis que son soutien aurait été très très quelconque. »

« Et Dame Grenouille de continuer : Képi ne crois pas, Képi voit. Képi craint. Il sait que tout crime plus que parfait est totalement subjonctif. Or sa vocation veut de lui de l’objonctif, rien que de l’objonctif.

Or, soudainement sans sens commun, le même Képi si courtois se sursaute à chanter : « On a tous en nous quelque chose de spaghettis ».

Képi sait que quand ce feu en lui s’allume comme une ivresse c’est signe que l’indice est tout près de l’incendie. Et c’est une nouvelle fois au génie – si si, il le dit, le mot n’est pas trop faible – au génie de Legato qu’il doit l’espoir d’une révélation toute proche.

Képi sans son chef se sent dépassé. Il n’a bu ni mangé depuis trois jours. Il se souvient, au milieu de vapeurs de chaleur qui débordent tout son corps, de la devise héritée d’une droite famille : JAMAIS NE KÉPITULE. Alors, d’un geste d’une audace folle que l’Histoire, avec sa grande Hache, ne retiendra pas, il se jette à corps éperdu dans une intense réflexion que je vais tenter maintenant de vous restituer. »


« Dame Grenouille. Au centre de la rose de la face Nord, je vois une mère tenant son enfant. Enfançon, tous de même nous naissons. C’est le don. Au centre de la rose de la face Sud, je vois ce même homme dont vous m’avez conté l’incroyable destin trônant au zénith d’une vie si bien remplie que l’on pourrait aisément en faire un best-seller. »

« Dame Grenouille, sans prétendre en rien me comparer, moi Képi, né dans le secret de l’instruction, je me suis fait à la force de mes neurones. De Boulle que je fis au sortir de la puberté, je me suis hissé gendarme au sortir de l’armée… c’est vous dire les transformations, les bouleversements qui nous boulangent tous de l’enfançon ici né à l’homme ici trônant tel que lui-même il se sera enfanté. »

« Dame Grenouille, laissez-moi vous dire que dans la vie tout roule tout bouge. C’est un vrai lala… un vrai bibi… bibine !...bibine !... tralala !... la tralala bibine du gendarme !... »


« Képi dansait maintenant comme un épouvantail pris en plein cyclone. Je compris que le pauvre garçon était allé beaucoup trop loin dans sa réflexion. Sous le képi quelque chose d’irrémédiable avait cédé. Pauvre garçon… Pauvre garçon… Pauvre garçon… »


Nous ne pourrons vous dire combien de fois la grenouille répéta « Pauvre garçon »… Ce que nous savons, c’est qu’en cet instant poignant, une rivière de larmes coulait de ses beaux yeux soyeux. Elles inondaient les allées, emportant les chaises et quelques prieuses qui ne savaient pas nager. Parvenues au large portail qui céda sous la pression, elles étaient un fleuve. Un groupe de pèlerins qui s’apprêtaient à le franchir à contre-courant furent déportés jusqu’à L’Eure qui en perdit son lit… « Pauvre garçon… Pauvre garçon… Pauvre garçon… »

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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » ven. 07 septembre 2018, 15:32

À l’autre bout du bout, Képi aurait-il eu raison de sa raison ?

Rien n’est plus long que le chemin de soi à soi, avait-il dit à Dame Grenouille, mais ne semblerait-il pas aujourd’hui que ne soit pas pavé de soie le chemin de Képi à LA BÊTE. N’est-il pas des défis qu’il vaut mieux ne pas se lancer à soi-même ? Ces doubles négations interrogatives laissent entrevoir le pis.

Qu’allait-il faire dans cette nef ? Et si pour Képi, c’était sa dernière nef… celle des fous ? La brèche de l’espérance entre le tard et le trop se voile d’un présage sombre.

Maintenant, les dépêches se hâtent toujours plus vite. Il en pleut tant qu’après la crue, le déluge… redouté. Tout est sans dessous ni dessus. Le soleil se couche dessus l’Eure délitée qu’il trouve gironde. Dessus leurs reflets langoureux, Mac Mahon arrive à confesse en pirogue et s’écrit « que d’eau, que d’eau ! » tandis que le curé sans dessous lui répond « Et encore cher Patrice, il en est comme de tes péchés, tu ne vois que le dessus. »……… Mais dessous ce désordre climatique, saurons-nous le fin du fin de la fin de cette histoire avant qu’un Noé ne nous patriarche ?

Un Valère au pied mouillé attrape l'une des dépêches qu’un bénitier allait avaler crue.

À l’autre bout du bout, que se passe-t-il au juste ? Et Dame Grenouille ?... poursuivra-t-elle son récit ? Tous les Valère évitent de se suspendre à ses lèvres de crainte que par surcroît elle ne bave. L’urgence en devient aphone.


DÉPÊCHE CRUE.jpg
[/color]
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Dernière modification par valère le ven. 07 septembre 2018, 21:49, modifié 1 fois.

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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par jlg2 » ven. 07 septembre 2018, 16:05

je pars "plus à l'ouest "la semaine prochaine ..........je vais en profiter pour voir la Bête 8)


:okok:

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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » dim. 09 septembre 2018, 04:33


Tandis que l’Eure gironde en son délit offrait son petit estuaire aux assauts d’un rouge soleil en émoi, « et moi, et moi, et moi ! » s’écriait Mac Mahon que le curé confessait de ses larges paumes tout en pestant sur les ambiguïtés de la langue française qui aimaient ça depuis qu’elles étaient toute petites. Il arriva aussi soudain que les quarante Valère avertis par la dépêche crue se retrouvèrent à quatre-vingt… vous savez pourquoi.

On notera que les Valère n’hésitent pas à mouiller leurs chaussures, à défaut de leur chemise, pour rapporter au Forum des informations fiables prises directement à la source. Ce qui n’est pas sans risque puisque précisément la source des larmes est salée et qu’un cuir cuit est difficile à rattraper.

Dame Grenouille, comprimant en sa poitrine un ultime sanglot, goba un mystique moustique qui, à la vue de tant d’eau de là, venait ici se faire baptiser. Cette fonction, machinale chez elle, d’absorption puis de déglutition apaisa tout à fait la Dame.

À cette submersion lacrymale miraculeuse, l’on put s’apercevoir que les grenouilles étaient en très grand nombre dans la cathédrale car elles étaient les seules à surnager sans effort de-ci de-là. En vérité je vous le dis, nous assistions à un véritable ballet aquatique follement gracieux et leur coassement joyeux retentissait de pilier en pilier jusqu’à éclabousser la voute du rire en cascade des échos.

Les quatre-vingt Valère évitèrent de justesse la noyade en formant une chaîne solide et solidaire. Oh ! une chaîne pas très haute, à peine 162 m, mais suffisante pour leur permettre de surplomber la crue soudaine des pleurs. Cette chaîne de miraculés fut baptisée aussitôt Mont Valérien et attira de nombreux pèlerins, mais le ministre refusa d’homologuer le nom sous le prétexte fallacieux qu’on ne pouvait changer les manuels scolaires à quelques jours de la rentrée.

Quant aux pèlerins eux-mêmes, déroutés au portail par un puissant courant, que tous se rassurent, ils sont finalement arrivés à l’Eure.

Ici, on ne manquera pas d’admirer encore la perspicacité des Valère : quand l’un d’eux ébaucha une réflexion : « Le gardien de nuit avait raison, ces pèlerins, c’est du gâteau ! », tous se ravisèrent, la jugeant inutile pour la progression de l’action… action elle aussi visiblement sortie de son lit, comme le faisait remarquer un lecteur perspicace du Forum.

Toutefois, l’effet du moustique mystique ne se fit pas attendre. Transverbérée, Grenouille reprit son récit dans une grande fébrilité : « Le temps moyen que le fût d’un canon met à refroidir, Képi reprenait moyennement ses moyens… ». Un autre Valère ébaucha une autre réflexion : « Nous avons bien fait de patienter »… mais les soixante-dix-neuf l’intimèrent de se taire pour entendre la suite indispensable à la fin.
Dernière modification par valère le dim. 09 septembre 2018, 09:50, modifié 1 fois.

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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par milsabords » dim. 09 septembre 2018, 06:11

ha bon ... l'histoire n'était donc pas terminée.
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Message par legato » dim. 09 septembre 2018, 12:42

Milasbords , soyez patient , Olga ne devrait pas tarder à arriver

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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par milsabords » dim. 09 septembre 2018, 16:19

Olga que voila ? ha ! on est pas sortis de l'auberge
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par valère » mer. 12 septembre 2018, 23:01

INTRODUCTION À LA PRÉFACE D’UNE ÉBAUCHE D’ÉPILOGUE EN PHASE HASARDEUSE COMME IL N’EN EXISTE PLUS

Où l’on apprend que Jlg2, comme à son habitude, n’a pas tout suivi, qu’Isa a été brillantissime, comme à son habitude, que Milsabords fait semblant d’ignorer qu’une fin a toujours deux boots et que Legato ne cessera de nous surprendre même quand il n’en pensera pas moins.


*On vient d’enregistrer que le quarantième Valère étant sourd, il n’a pas pu profiter pleinement de la nouvelle dépêchée en temps et en Eure avec crudité avérée. Nous anticipons la note en bas de page pour plus de clarté dans la perception de ce qui suit.

SUITE DE L’HISTOIRE VRAIE QUE RACONTA DAME GRENOUILLE
AUX SOIXANTE DIX-NEUF VALÈRE * SUSPENDUS À SES LÈVRES :


« Alors que j’étais suspendue aux lèvres du valeureux Képi, prête à recueillir ou son dernier souffle ou un récit enfin cohérent de ses illuminations, tomba sur nous un grand silence rose. Un grand silence rose, c’est une manière de jellyfish cake mais radicalement sans sucre... tout le monde n’aime pas forcément. Lorsqu’il vous tombe sur les épaules, vous sentez assez rapidement que le temps s’est immobilisé définitivement.

Quand un grand silence rose se dépose, c’est indubitablement le signe d’un immense génie à l’œuvre venu d’une source extra-cérébrale… ici le couvre-chef peut-être ?... Nietzsche vous le dira qui reçut ses lumières ultimes d’un cheval. Pour lui, ce fut exactement le contraire : Il crut que le silence rose qui le gagna dura un battement de paupière… en réalité, il dura plus de dix années. C’est que le temps du silence rose est absolu tandis que nous avons pris l’habitude de vivre dans un temps relatif.

Aussi étais-je prête à tout, poursuivit Dame Grenouille… mais certainement pas à ce qui arriva.

La courtoisie a des limites qu’il faut savoir dépasser surtout quand la progression de l’intrigue nous l’impose. Dès lors que Képi eut moyennement retrouvé ses moyens et qu’un ciel nous fût tombé sur la tête en accent circonflexe rose, je m’auto-autorisai à lui donner un grand coup je ne vous dirai pas où afin de nous épargner dix années de silence… Vous-même n’auriez pas eu cette patience. Par chance, l’essai fût transformé par-delà mes attentes**. Dans un glapissement, assez disharmonieux je vous le dis, Képi ici reprit le récit si précis de sa minutieuse nuit. »

« Belle et gente Dame, le croirez-vous ? Moi Képi, élevé dans le secret de l’instruction, QI et chemise avec le degrés zéro de l’intellect et qui me hissa à la seule force de mes neurones, je viens de découvrir le germe du mal qui ronge notre humanité en péril depuis qu’elle se pique d’être humaine ! Suivez bien ce que je vais vous dire car tout ça va un peu trop vite pour moi. 

J’observe bien que la ligne de mire qui va de l’enfançon au cœur de la rosace Nord à « la couronne de la création » me disiez-vous, au cœur de la rosace Sud maintenant m’intime une direction SUD SUD dans mes recherches. Et c’est bien de sud sud que nous parviennent les dépêches, alarmantes de crudité, sur la lame qui s’aiguise et le plus que parfait crime qui se traîtrise.

Je vois bien que la belle Isa tente de me tirer du pétrin dans lequel, avec la complicité du gardien de nuit, les gâteaux Pèlerin allaient me fourrer. Lors, le hasard de mes confidences me poussa à vous révéler (il n’y a pas de hasard) que pour moi aussi la vie a été un vrai « labyrinthe ». Labyrinthe, entendez-vous ? Labyrinthe !... C’est clair comme la visière noire de mon képi. »


LES GATEAUX PÈLERIN.jpg

« Pour moi, reprit Dame Grenouille, je n’y voyais encore que vase et nénufars. Pourtant Képi, d’un geste qui me parût débiléré*, ôtait déjà la veste de son treillis et retroussait les manches de sa chemise. Je compris alors seulement que quelque chose de grave et d’irréversible allait se produire… »

**On regrettera à juste titre que cette thérapie n’ait pas été tentée sur Friedrich**** Nietzsche à peine eut-il embrassé le cheval cabré sous les coups. C’est même assez incompréhensible. C’eut évité de bien pénibles conséquences et notamment le détournement ignominieux de ses œuvres par sa sœur. Mais la médecine est encore très en retard sur le savoir des grenouilles.

***Débiléré : néologisme bâti sur l’hybridation non fertile des mots débile et libéré qui indique un degrés d’effronterie désinvolte aussi surprenant que déplacé. Nous préférons mettre cette définition à la disposition du lecteur car il faudra bien attendre quarante ans avant que le mot ne soit reconnu par l’académie.

****Note de la note : Képi avait autrefois démêlé pour nous cette énigme des faux homonymes. Il s’agit bien de « Friedrich », linguiste qui se défendait d’être philosophe, au prénom alsacien-lorrain d’origine, variation régionale de Frederic, nom de baptême germanique issu de frid qui signifie « paix » et ric « puissant ». À ne pas confondre avec « Friederich », faussaire en philosophie, qui utilisa pour couverture la fabrication de quelques guitares et dont le nom tristement célèbre vient d’une famille luxembourgeoise de père en fils. Heureusement Képi mit tout cela au clair et le faussaire à l’ombre.
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Isabelle Frizac
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Re: Plus à l'Ouest LA BÊTE ne perd pas le Nord

Message par Isabelle Frizac » jeu. 13 septembre 2018, 10:20

Coâ coâ !!

Il nous faut aller au sud sud maintenant, traverser des rivières , des routes dangereuses et peut-être même un estuaire saumâtre pour arriver...mais z'où donc ?

Une aube à ...coâ ?

J' en reste bouche bée, coâte et suspendue à la lèvre des 80 Valère, car ce labyrinthe qui m' éreinte quelque peu et me fait perdre mes labiales.

Dussé-je y perdre le peu de latin qui me reste, vais-je donner ma langue au chat de Valère ?
Que nenni! cette *"peûte" bête affamée n' en ferait qu' une bouchée...à ses risques et périls, les grenouilles ayant la langue longue et bien pendue.
Et elle est bien gaillarde...

Olga viendrait-t-elle à la rescousse des 80 Valère ?

*peûte: adjectif féminin lorrain signifiant laide, méchante. Employé également au masculin : le peût homme.
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